jeudi 30 avril 2009

Pause dessin





Une maison pour fillette, un fantôme pour fiston, des crayons, du papier et beaucoup de plaisir, voilà un petit matin comme on les aime...
Vive l'imagination! Vive la création! Vive Crayola!
*Avez-vous remarqué comme ils se tiennent collés et qu'ils se ressemblent?





mardi 28 avril 2009

Crise de larmes


Ce soir, j'ai assisté à une excellente conférence organisée pas l'AQEA sur l'estime de soi et à un certain moment, j'ai été envahie par l'émotion, mes larmes ont commencé à couler une à une puis le déluge est arrivé...


J'essayais d'essuyer le tout discrètement. Je ne voulais tellement pas pleurer... Pour l'occasion, j'avais laissé mes pantalons de yoga à la maison et je m'étais même mise un peu de mascara.


Quelle mauvaise idée!


J'ai finalement quitté la salle pour me retrouver aux toilettes, la gorge serrée, le coeur gros, pleine de peine et de tristesse...


Mon sac et mon manteau étant dans la salle, j'ai bien dû reprendre sur moi. Alors, j'ai essayé de me clamer, de respirer et de reprendre contrôle de mes émotions.


Je suis toute surprise de cette réaction. Je réalise que moi-même je manque de confiance et d'estime en moi et que le chemin scolaire qui commencera bientôt pour fillette comportera de grands défis, tant du côté académique que sur le plan des habiletés sociales.


J'aimerais tellement offrir à ma cocotte une vie des plus normales, pleine de bonheur, de joie et d'amour.
Douce, tendre et facile.

Pourtant, les défis s'annoncent grands.
Pour elle et pour moi, qui l'accompagne...


***


Je suis finalement retournée dans la salle, les yeux un peu noircis et le souffle court, en prenant un moment d'arrêt devant la porte fermée.


J'ai hésité avant d'entrer.


Puis, je me suis encouragée en me disant que cette porte que j'ouvrais était des plus symboliques.


Un premier pas.


Un premier défi.

Carré de sable ou espace de réadaptation?






Les premiers contacts de fillette avec le sable ont été plus ou moins heureux. Mademoiselle n'aimaient pas la textures, mais elle était attirée par les jouets colorés.
Quand le sable collait aux doigts ou aux orteils, c'était la panique: vite! On devait essuyer le tout avant que la crise se pointe.
Sans vraiment toucher au sable , tranquillement, en manipulant pelles et seaux, en transvidant d'un objet à l'autre, d'un plat à l'autre, fillette est devenue plus tolérante et de plus en plus dépendante du carré de sable ou plutôt de la tortue de sable.
Cette dernière est devenue bien vite trop petite pour ses projets culinaires et les gâteaux, pâtes et pot de jus ont commencé à se retrouver un peu partout dans le jardin. Il y a 3 ans, enceinte et grosse comme une baleine, avec l'aide de Mamilou, j'avais eu la bonne idée de remplacer le carré du jardin par un espace recouvert de paillis où les jouets et modules se retrouvaient et offrir en même temps un bel espace de jeu.
C'était très beau et propre au début, j'étais même fière de mon idée! C'était sans compter sur l'imagination et le travail de grand chef de mes enfants. Du paillis, c'est une nouvelles matière à explorer, un ingrédient de plus pour les recettes set rapidement, sable et paillis, se sont mélangés!
Cette année, on va revenir au bon vieux carré de sable! Exit le paillis, la tortue fera d'autres heureux ailleurs, et on va faire venir une verge de beau sable. Ainsi, les enfants pourront y jouer encore et encore!
Et maintenant, après presque 4 ans de contact avec le sable, ma fille s'y retrouve le plus souvent possible à la maison comme au CPE. Et je sais qu'avec beaucoup de patience, elle refait les mêmes gestes et qu'avec beaucoup de travail, elle arrive maintenant à y être très habile, malgré son handicap et ses premières défenses sensorielles.
Alors, si le sable se retrouve un peu partout dans la maison ou autour de la maison, chez nous ou chez vous lors d' une visite, ne comptez pas sur moi pour gronder fillette, je risque plutôt de la féliciter! Bien trop fière et heureuse de ses exploits...
Comme quoi, même chez nous, au quotidien, nos enfants progressent et font des apprentissages.
Tout simplement. Avec plaisir. Sans pression.

lundi 27 avril 2009

Balançoire et dyspraxie


Je vais garder longtemps en mémoire les exploits, les défis que ma belle cocotte a réalisés ce week-end.


Du beau temps pour jouer dehors, chez les amis, au parc ou à la maison et plus d'un an d'ergothérapie ont eu de belles répercussions ce week-end chez fillette.


En effet, elle a réussi, enfin, toute seule, a se balancer!


Elle arrivait déjà depuis un an a se tenir sur une balançoire toute seule, mais si on ne la poussait pas, il ne se passait pas grand chose... Rester assise, tenir les cordes, déplier les jambes lorsqu'on est en haut et les replier en bas, c'est vraiment une tâche très complexe pour de jeunes enfants et quand ils ont un problème moteur, c'est presque impossible!


Mais voilà, mademoiselle est tenace, têtue et ce week-end, elle a réussi pour la première fois!


Demain, elle ne sera peut-être plus capable, c'est un des côtés de la dyspraxie des plus décourageants, mais hier, elle pouvait et avant hier aussi.
Et ça, c'est mmeeeerrrrrrrveeeilllleeeuuuuuux!!!!!

Vous auriez dû voir ses yeux briller: les plus beaux diamants du monde.


* Pour garder la motivation, voici un souvenir de l'exploit en compagnie de son ami Ulysse qui lui a expliqué sa technique personnelle.

Du lait pour grandir!


Depuis 4 ans, les plantes vertes avaient désertées la maison: trop de troubles, trop de tentations pour les petites mains et les chats et surtout, pas assez de temps pour les entretenir. Elles ont quitté la maison une à la fois, allant directement à la poubelle ou ayant la chance de trouver un second foyer.


En décembre dernier, probablement nostalgique, j'ai acheté un puis deux cactus de Noël. Ensuite, deux petits lierres et une citronnelle sont venus mettre un peu de verdure dans le salon.


La semaine dernière, j'ai fait des semis (un grand mot pour de si petites choses) avec les enfants et on les regarde pousser ensemble, ça développe notre patience... Les enfants aiment bien les arroser. Ce matin, fillette a donné un peu d'eau de son verre puis fiston, dans un geste très généreux, a vidé le reste de son gobelet de lait dans les plantes!!!


Quand on a vérifié avec lui s'il avait vraiment fait ça, il nous a répondu, tout fier:
- Boui, bon lait pour grandir! Moi, grand!

samedi 25 avril 2009

Un petit moment de bonheur

Qu'est-ce qu'on fait après le souper, le vendredi soir, pour se détendre un peu?


Du dessin, des jeux, de la pâte à modeler et...



Un concours de grimaces!!!





Nous sommes des vrais champions. Papa est un grand coach et maman ne donne pas sa place.


Un petit moment tout simple, drôle, facile, plein d'amour et de bonheur!

jeudi 23 avril 2009

L'épilepsie et les petits

Entre un cancer du cerveau et l'épilepsie, nous avons eu le moins pire des deux diagnostiques pour fillette a ses 10 mois...

Depuis, nous avons appris à vivre avec la maladie et l'espoir de la guérison lors de deux sevrages douloureux. Matin et soir, mademoiselle prend un narcotique dans une cuillière de compote ou de yogourt. Habituellement, sa maladie est contrôlée et lorsque survient une crise, on appelle à Ste-Justine et sa médication est augmentée. Pas de médicament ou trop peu (par exemple à la suite d'une prise de poids) entraînent un nouvel épisode qui est toujours un de trop!

Est-ce que ses problèmes de langage et de motricité sont dus à sa maladie? Aucune preuve, mais le lien est facile à faire. Pourquoi est-elle malade? Nous n'avons pas d'explications, que des questions et des remises en question... J'y reviendrai certainement plus tard.

Cependant, j'aimerais partager avec vous 3 bons coups pratico-pratiques lorsqu'on doit vivre au quotidien avec un bébé ou un jeune enfant épilepsique:
  1. Il existe un bracelet à mailles en inox MEDEX ,vendu en pharmacie (JC) à l'épreuve de toutes les petites tornades qui découvrent le monde. Il est vraiment résistant et on peut l'ajuster aux plus petits des poignets. On ajoute des mailles spéciales en lien avec la maladie et/ou des pictos. Pas mal moins cher que ceux en or ou en argent et surtout plus résistant! Je sais, je les ai tous essayés et perdus...
  2. Dans la série Au coeur des différences, UN ORAGE DANS MA TÊTE (Boomerang Éditeur jeunesse) explique merveilleusement bien ce qu'est l'épilepsie aux petits et aux plus grands à travers l'histoire de Mathilde et d'Adrien. Un livre à se procurer et à distribuer aux amis, éducatrices et parents. À quand un livre sur la dyspraxie?
  3. Mon meilleur coup: UN CELLULAIRE! On avait réussi à s'en passer avant (je ne sais plus comment!?!), mais depuis les crises et les hospitalisations, c'est vraiment indispensable. Ce n'est pas très original. J'avais peur de perdre ma liberté en étant toujours rejoignable et voilà que c'est justement pour cette raison que je suis plus libre maintenant, en tant que maman d'un enfant malade.

Il y a plein d'autres choses qui me viennent en tête, mais comme j'ai arrêté de dormir pendant quelques mois de peur que ma fille fasse une nouvelle crise la nuit (un très très très mauvais coup!), j'ai beaucoup de fatigue accumulée et je dois aller me coucher !

Pause tricycles!




Alors que fillette a un horaire de présidente de compagnie avec pas moins de 6 heures de thérapies/réadaptation/r.v. cette semaine (orthophonie-ergothérapie-éducation spécialisée-neuropsychologue) et autant de déplacements, on s'est offert une pause hier, au retour du CPE.


Papa a sorti les vélos et les tricycles du cabanon et les enfants ont fait des essaies routiers!!!


Les vélos auront besoin d'aller au garage ou au docteur... Mais en attendant, les tricyles se font aller. C'est difficile de pédaler et de diriger en même temps (presque impossible pour une personne dyspraxique!), mais en restant bien assis, les pieds au sol, mes enfants ont développé une technique des plus efficaces pour avancer. Pourquoi pédaler alors!?!


Remarquez que comme nous sommes souvent les SUIVANTS À QUI L'ON DONNE, je déclare le rouge, le rose et le mauve comme étant les couleurs de l'été, tous sexes confondus...


Vivement l'été!!! Moins de r.v., pas de bottes ni manteaux et plein de temps pour se promener dehors en vélo sans se geler le bout des doigts.

mercredi 22 avril 2009

Pot de crème ou boîte de couches?

Suis-je la seule maman qui hésite à s'acheter une crème contour-des-yeux alors qu'on pourrait avoir une caisse de couches pour le même prix?

Pourquoi est-ce si difficile de s'offrir des choses à soi alors que quand c'est pour les enfants, je deviens implusive-complusive?

Si en plus, la chose a une fonction éducative-stimulation-langage-dextérité fine-concepts de base-machin truc et que cela pourrait être bon pour ma fillette qui a un trouble de langage, alors là, je ne me contrôle plus et je me retrouve avec un autre objet-livre-jeu-jouet, souvent trop cher, encombrant parfois et toujours... de trop!

Je suis incapable de me contrôler, même en période de simplicité involontaire et quand j'arrive à passer mon chemin sans faire d'achat, je me sens coupable. Et si cette trouvaille faisait toute la différence? Et si on se mettait à parler à la maison? Et pour taire mes petites voix, je vais voir du côté de la boutique des jouets recyclés au cas où...

Finalement, je me retrouve avec trop choses et surtout pas assez de temps pour jouer avec et les utiliser. Ma manie est connue de mon entourage, certains la partagent, d'autres la jugent et tous m'encouragent à m'en défaire.

Je fais des efforts, je redonne, je revends, je reçois, j'emprunte et depuis presque 6 mois, j'ai fait de gros progrès en diminuant grandement mes achats. Mais, si jamais je vous accompagne aux magasins et que vous me cherchez, c'est dans le coin des enfants que vous allez me retrouver à chaque fois!

Alors, si j'ai besoin d'une crème pour ma peau qui craque et qu'il me manque des couches pour fiston, je risque de revenir de la pharmacie avec une caisse de Pampers, des crayons pour le bain, de la pâte à modeler, un livre cartonné sur les animaux et rien pour moi.

Allez comprendre!Cependant, comme j'achète des couches depuis plus de 4 ans (j'ai essayé les couches de coton le temps d'un lavage: ce n'était vraiment pas pour moi!), je viens de réaliser que j'ai accumulé assez de points pour m'offrir une console vidéo, un appareil photo numérique, une transformation beauté ou encore des pots de crème pour plusieurs mois. Wow!

Quoique les enfants aimeraient bien avoir un lecteur DVD portatif...

vendredi 17 avril 2009

Mon témoignage

La dyspraxie, un handicap invisible, mais bien réel

Par Sonia Cosentino, article exclusif à Madame.ca

Julie Philippon est la maman de Camille et Félix, deux enfants qui ont tous les aspects extérieurs de la « normalité ». Pourtant, la petite Camille souffre de dyspraxie, un handicap invisible qui l’empêche de s’exprimer normalement, qui transforme chaque mot appris en victoire. Par ce témoignage, elle désire venir en aide aux autres parents qui vivent avec la dyspraxie.
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Je suis la maman d'une petite fille de 4 ans qui aime jouer, voir ses amies et faire plein d'activités, mais qui ne parle pas. Camille fait de la dyspraxie verbale sévère, un trouble neurologique qui se traduit par un problème de transmission entre ses désirs et son cerveau. Elle arrive à dire quelques mots de base comme papa, maman, dodo, bobo et elle utilise une quarantaine de signes pour s'exprimer. Débrouillarde, elle pointe et va même chercher des images ou des objets pour exprimer ses besoins. Mais, la plupart du temps, elle est inintelligible.

Épilepsie et hospitalisation
Épileptique depuis l’âge de 9 mois, Camille a connu un épisode de crises incontrôlées à 19 mois (alors que j'étais moi-même enceinte de 30 semaines), elle a été hospitalisée durant 3 semaines à l’hôpital Sainte-Justine et pendant 10 jours, son état allait de mal en pire : elle ne mangeait plus, ne babillait plus, ne marchait plus, ne bougeait plus et ne réagissait presque plus. En fait, elle a failli mourir et personne ne pouvait me rassurer et me promettre que je repartirais de l'hôpital avec mon enfant. Comme les médecins ne comprenaient ce qui se passait, tout fut envisagé dont un cancer du cerveau. J’étais terriblement anxieuse (et enceinte!).

Nous avons finalement quitté l'hôpital avec une petite fille faible qui marchait à peine et qui ne parlait pas encore. À ce moment-là, nous étions tellement contents de la savoir vivante et de revenir enfin chez nous! On était loin de se douter qu'une bataille pleine de défis se préparait...

En quittant l'hôpital, le pédiatre nous a encouragés à faire des démarches en orthophonie et en clinique de développement pour nous assurer que tout allait bien.

Le diagnostic
Ce n'est qu’après quelques mois de thérapie à Ste-Justine que l'orthophoniste a identifié une dyspraxie verbale chez Camille. J’ai alors compris pourquoi ça avait été si difficile de l'allaiter! D'une tétée à l'autre, elle devait réapprendre le mouvement de succion. L'introduction des purées et des solides avait été également plus difficile que chez les enfants de mon entourage. Mais si l’identification de son handicap a été un soulagement – enfin, je savais ce qui n'allait pas -, c'est aussi la fin de l'illusion d'une enfant normale et le début des deuils qui commençait. C'est aussi la découverte d'un système de santé et de services sociaux déficient. Oui, il y a des services et ses subventions, mais il y a surtout des listes d'attente pour tout, tout, tout...

Les démarches
J'ai fait énormément de démarches et j'ai vu plus d'une fois une porte se refermer et apprendre qu'il y avait des listes interminables (même au privé), mais j’ai remarqué en même temps que lorsqu'on a la chance d'avoir enfin des services, on rencontre toujours des personnes extraordinaires, dévouées et qui arrivent à faire des petits miracles malgré le manque de ressources matérielles et humaines.

Je trouve dommage que les familles n'aient pas plus d'aide et de reconnaissance de la part de la communauté et du gouvernement. On aurait besoin que quelque nous dise : Oui, c’est difficile d'être le parent d'un enfant malade et handicapé. Viens, je vais t'offrir de l'aide pour pallier tes absences au travail; quand tu vas à l'hôpital ou au centre de réadaptation avec ton enfant, je vais rembourser les factures de stationnement et tes déplacements, je vais financer une partie du matériel et des jeux que tu achètes pour stimuler son développement, je vais t'offrir de l'aide pour que tu puisses dormir une nuit complète une fois de temps en temps, je t'offre une écoute professionnelle, etc. La réalité est bien différente, et alors qu'on est épuisé et souvent en état de choc, on doit livrer une bataille pour obtenir un minimum de services.

Pour illustrer la dyspraxie, on utilise l'image du cerveau qui ne nous écoute pas... Moi, après toutes ces démarches, j'ai souvent l'impression que mon cerveau ne me comprend plus!

Le quotidien
Élever de jeunes enfants est déjà difficile, mais quand ils ont un handicap et une maladie en plus, c'est encore plus demandant. Mes enfants ont 20 mois de différence et mon fils a lui aussi un retard de langage. J'ai souvent l'impression que j'ai des jumeaux tellement ils font certains apprentissages en même temps. Depuis l'été dernier, mes enfants fréquentent un merveilleux CPE où Camille reçoit des services spécialisés au sein d'un groupe d'intégration.

Heureusement, mon chum travaille à la maison depuis un an et demi, ce qui est très aidant parce qu'il est présent et qu'on partage ensemble les déplacements pour la garderie et le centre de réadaptation. Il joue beaucoup avec les enfants et il est très impliqué au quotidien dans les différentes routines. Nous faisons des activités toutes simples comme aller jouer dehors ou aller à la bibliothèque. J'ai réalisé (avec de l'aide!) qu'avec notre grosse semaine pleine de va-et-vient, on avait besoin de relaxer et de prendre notre temps le week-end en pyjama. Alors, on rit beaucoup et on profite de notre temps en famille.

Moi, je suis toujours en congé de maladie et j'ai bien de la difficulté à remonter la pente. Entre les rendez-vous chez le neurologue, le pédiatre et les thérapies hebdomadaires en orthophonie, en ergothérapie et en éducation spécialisée, tous les papiers, demandes et questionnaires à remplir, je n'ai pas vraiment le temps de me reposer! Et si le je fais, je me sens coupable de regarder la poussière s'accumuler, sans compter toutes les autres tâches domestiques et les besoins des enfants.

Je suis anxieuse face à tous les défis qui s'en viennent, par exemple l'entrée à l’école. J’ai travaillé dans le monde de l'éducation, j'ai vu tellement d'enfants qui avaient des besoins et qui n'en recevaient pas ou presque pas! Je suis pourtant très fière de ma fille qui est courageuse, vive, curieuse, intelligente et travaillante. Elle a en elle tout ce qu'il faut pour faire sa place! À nous de trouver la force de l'accompagner maintenant!

Lecture et soutien
Mon cerveau ne m'écoute pas! : comprendre et aider l'enfant dyspraxique, Sylvie Breton, France Léger, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2007, ISBN : 2896190813

Association québécoise pour les enfants dyspraxiques (AQED)
C.P 26024
Sherbrooke (Québec)
J1G 4J9
819-829-0594, Courriel : dyspraxie@sympatico.ca

Épilepsie, dyspraxie et cie




Ma fillette, mon trésor, ma princesse, ma chère cocotte a quelques différences. Tous les enfants sont uniques, mais pour sa part, malgré son beau sourire et son intelligence normale, elle doit emprunter des chemins beaucoup plus longs et plus difficiles pour arriver (en retard) aux mêmes endroits que les amis de son âge.

Mademoiselle est épilepsique et elle fait aussi de la dyspraxie verbale sévère en plus d'un trouble moteur de l'acquisition. Bref, des grands mots pour expliquer ses maux alors que son problème c'est justement qu'elle n'a pas de mots.

Elle ne parle pas. Du moins, pas vraiment et c'est souvent très difficile de la comprendre...

Elle prend un narcotique soir et matin, dans une cuillìere de compote ou de yogourt, pour contrôler ses crises d'épilepsie.

Elle vient de recevoir un mini ordinateur/outil de communication pour pouvoir communiquer d'avantage avec son environnement en sélectionnant des suites de pictos pour faire des petites phrases. C'est nouveau, elle n'est pas encore très habile à le manipuler. Eentre-nous, c'est plus facile d'utiliser les signes ou de décoder son langage alors il reste parfois de côté. Mais avec la pratique, cela va lui ouvrir tout un monde de communication.

Elle est une battante, travaillante, vive, curieuse et elle fait plein de progrès: je suis très fière d'elle. Mais, ce n'est pas toujours facile, il y a des choses qu'elle ne pourra peut-être jamais faire... Et plein de deuils à faire pour tout le monde.

J'ai écrit un témoignage alors que je venais de recevoir une mauvaise nouvelle au sujet des services et que j'étais pleine de colère et de frustration. Sur le point d'exploser, je me suis mise à écrire ce texte et ce fut une grande découverte pour moi.

Je n'ai pas une très belle plume et je fais plein de fautes, mais Ô comme cela me fit du bien que de me confier, de me raconter et de prendre ensuite un peu de recul pour voir le chemin parcouru. Ce geste test très thérapeutique, de plus, il paraît que la colère est une grande source de création, alors me voilà en train de bloguer ! Merci Caroline et Sonia pour ces suggestions...

Enfin! Des vacances...

Pour la première fois, nous allons tous avoir des vacances (de deux à trois jours) en même temps, dans 3 endroits différents... WoW! La paix pour tout le monde.

Hé, oui! Fillette et fiston ont la chance de partir Aux petits plaisirs, service de répit pour parents d'un enfant ayant un handicap et/ou une maladie ( 2/2 dans le cas de fillette!) et sa fraterie. Ils y seront de vendredi soir à dimanche p.m. et ils y vivront plusieurs activités avec une équipe dynamique et spécialisée. En général, ils sont de 4 à 6 enfants de moins de 12 ans pour 3 éducatrices spécialisées. Ils font des sorties, des jeux, du bricolage et surtout, ils lâchent leur fou avec un maximum d'attention et d'amour.

L'homme aura la grande maison (bon, elle n'est pas vraiment grande, mais sans les enfants, madame et toutes nos traîneries, ça fait vraiment plus grand) pour lui tout seule, la grande paix quoi! Il pourra faire son oiseau de nuit sans aucun compromis.

Et moi, la dame de la maison, la mère, la femme, l'infirmière, l'animatrice, la préposée aux corvées, la secrétaire de fillette (son agenda est plus chargée qu'une pdg, je vous le jure!) et bien je prends congé.

Je pars!

Pas de repas à préparer, pas de ménage ni de lavage, personne d'autre que moi à qui penser et surtout, à faire plaisir... La sainte paix. Au programme, bouffe, repos, marche, dodo, Scrabble, massage, lecture, repos, grasses matinés, plein air, etc... Pour la 4e année, nous partons un groupe de mamans/collègues et les seuls enfants admis sont les bébés allaités et/ou trop petits pour se séparer. Et au 2e, j'avais du lait de tiré en banque, croyez-moi!

L'endroit est plutôt simple et le confort est rudimentaire, mais nous y avons notre petite chambre (genre cellule, cela appartient à des frères et le camp offrait des retraites aux religieux) ainsi que notre petit lit pour nous toute seule. Les montagnes et les lacs nous entourent. Quand je vous parlait de la grande et sainte paix, n'est-ce pas que ses qualificatifs sont tous désignés?

Alors, comme j'ai beaucoup de babages à préparer et une maison à laisser aussi belle que je souhaite la retrouver; il ne me reste pas beaucoup de temps, mais dans cette journée de commissions, de lavage, de pliage et de valises, j'avais besoin de partager mon excitation à quelques heures de mon départ.

La suite, dimanche! Heu!!! Non... La suite lundi, parce que devinez quoi? Moi, je pars pour 3 nuits. C'est extraordinaires, non! Et aux enfants qui me chercheront dimanche soir, j'espère que papa leur dira: ''Maman est partie se reposer pour être une meilleure maman, elle revient demain''.

Que voulez-vous? Moi, qui a trop souvent été une première de classe, une superwomen et une maman hypervigilante, j'ai maintenant besoin d'une journée de plus que les autres pour refaire le plein d'énergie et revenir avec un sourire.

Bon week-end!

mercredi 15 avril 2009

Mamanbooh!!!!! Booh!!! Boo! Bo! B...

Pourquoi mamanbooh! ?


Parce que pendant plusieurs semaines, fillette et fiston ont eu un plaisir immense en jouant à la cachette et surtout, en faisant des booh! Parfois, ils n'avaient que la tête de cachée, mais ils étaient tellement fière de leur coup qu'ils en riaient pendant de nombreuses minutes et nous de même... Et à chaque fois, ils m'appelaient en disant: mamanbooh!


Pourquoi un blog?


Parce que je viens de découvrir cet outil merveilleux qui nous permet de communiquer et de partager... Et que j'en ai grand besoin!!!

pourquoi?


Parce que depuis quelques semaines, j'ai commencé à envoyer une info-lettre de la p'tite famille histoire de garder contact avec les parents et qu'en même temps, on m'a suggérée de me créer un blog pour écrire et y décrire ma réalité de maman de deux jeunes enfants dont une est malade et handicapée, alors voilà, je me lance!


À défaut d'avoir un grand talent, je vais y mettre tout mon petit coeur et je nous souhaite merde! Mais j'ai un peu la trouille...
Et quand on a peur du loup ou des monstres, qu'est-ce qu'on peut faire pour les chasser? Crier un grand booh!!!!!!!!!! Ça fonctionne vraiment, fiston l'a fait plus d'une fois avant de se coucher!
À mon tour d'essayer: booh!!!!!!!!!