jeudi 27 août 2009

Noël en août...

Ben non, ce n'est pas le Noël des campeurs, ni celui des écoliers, mais bien une réflexion amorcée il y a quelques semaines pour une "amie bloggueuse" qui prépare un artcicle pour une revue. J'avais le goût de vous la partager...
"Qu'est-ce que je veux vraiment pour Noël?"
Pour Noël, ce que je veux vraiment se confond en un souhait aux multiples facettes qui mélange désirs, besoins et réalité:

J'ai besoin de : lâcher prise, arrêter de culpabiliser, retrouver le plaisir et la joie de vivre, renouer aver la simplicité et l'authenticité
J'ai le désir de: ne plus vivre de situations stressantes( LOL), retrouver la santé pour moi et toute ma petite famille et être de plus en plus heureuse au quotidien avec les défis que la vie m'envoie avec générosité
Ma réalité est d': accepter ma situation actuelle, soit celle d'une maman en congé de maladie qui a deux jeunes enfants, dont un a retard de langage et une autre qui fait des crises d'épilepsie et qui a un trouble neurologique sévère qui atteint le langage et la motricité (dyspraxie) ce qui implique nombre de r.v. pour la rééducation, les suivies et les thérapies, la médication, les rapports et PI à compléter , etc... Et peu de temps pour la femme, l'amoureuse et l'amie que je suis aussi.
Donc, un beau deux semaines de vacances au soleil, dans une formule de tout compris serait vraiment LE CADEAU farfelu (pcqu'irréaliste) que j'aimerais recevoir pour moi et ma gang! Sinon, plaisir d'hiver, chatouilles, jeux, chocolats chauds, sucreries, films, livres, câlins et bisous avec une SEULE BELLE FÊTE avec famille, amis, ripailles et cadeaux serait un Noël parfait...
Julie Philippon, maman de Félix, 3 ans et de Camille 4 ans et amoureuse de leur papa Richard...

mercredi 26 août 2009

Ô merci...

Merci à mon chum de m'avoir encouragée à partir... Il a trouvé ça long et moi, ça me fait tellement plaisir de l'apprendre! Nous avons eu de belles retrouvailles, c'est excellent pour le couple.

Merci à mes beaux-parents, mes parents et mon autre beau-père de nous avoir donné un coup de main pendant mon absence... Ça en prend du monde pour me remplacer!!!

Merci à mes amies qui m'accompagnaient dans cette semaine de rêve, à me reposer, à me baigner et me faire gâter... Partir avec des filles, c'est extraordinaire! Il y en a toujours une pour nous apporter un breuvage, nous réserver une serviette, nous passer du gloss, nous accompagner pour une marche, nous prêter un livre, nous écouter si on a le cafard et nous encourager à notre retour!

Merci à mes enfants pour cet accueil si chaleureux, joyeux et authentique... Wow! C'est beau l'amour!

Et merci à moi, M-O-I .... Je me suis permise de partir et c'était la meilleure idée, la meilleure chose que je pouvais faire pour moi, pour la maman, la blonde, l'amie, la fille et la femme que je suis.

Me retrouver, ne penser qu'à moi (comment on fait déjà?), faire le vide, laisser le vent (cadeau de l'ouragan Bill) balayer mes peines et mes blessures. Laisser l'eau salée laver mes angoisses et peurs. Manger des fruits et des légumes plein de soleil. S'endormir bercer par le son de la mer. Mmmm....

Ça fait tellement de bien de me faire de la place, de prendre soin de moi. Je reviens meilleure...

Merci! Merci à vous...
Merci à moi!

dimanche 16 août 2009

Culpabilité: travaux pratiques!

Alors, j'ai une grande annonce à vous faire... Je vais mettre en pratique mes belles théories:

Je pars une semaine en vacances, sans homme ni enfant!!!
Je m'en vais à la mer, dans une formule tout compris pour 7 dodos... Pas de corvée ménagère, pas de thérapie, pas de repas, de r.v., d'handicap, de maladie, de formulaire, de pipi au lit, de crise de bacon, etc...
Personne à satisfaire, à appeler, à amuser, à rencontrer, etc... Juste mes petits besoins de base: manger, D-O-R-M-I-R, me reposer, R-E-L-A-X-E-R, me baigner et prendre une pause, un temps d'arrêt et revenir une meilleure mamam...
Les mamis et les papis vont aider mon homme et c'est avec SA BÉNÉDICTION que je pars... Je n'en reviens pas, moi qui ne suis pas partie depuis l'an 2000 et qui n'a jamais eu plus d'un dodo de répit depuis 2004, je m'en vais avec une gang de filles dans le sud.
ALORS, BONNE SEMAINE!!!

vendredi 14 août 2009

Culpabilité 101

La culpabilité, j'ai souvent l'impression d'être née avec...
Je me rappelle à l'école primaire d'avoir mimée ce sentiment lors d'un match d'improvisation, je cousais un vêtement et il n'était pas beau et je me sentais pas bonne, pas capable... Je trouvais mon interprétation bonne, mais mes autres camarades ne comprenaient pas le sentiment que j'essayais d'exprimer.
Tout le long de de mon parcours scolaire (et j'ai arrêté d'étudier seulement à 30 ans!), j'ai toujours très bien réussi tout en me sentant pas bonne, pas belle, pas à la hauteur et coupable d'après peu près tout. J'avais peur de l'autorité, peur du jugement et peur du ridicule...
Je ne réalisais pas à quel point je pouvais être exigeante avec moi-même, mais la culpabilité me serrait la gorge, me nouait le ventre et pour éviter ces sentiments, je donnais mon 150% dans presque tout. La peur de la critique était si forte que je me suis mise à exceller dans mon domaine, remportant bourses et prix.
Cette course contre l'échec est épuisante et arriva ce qui était prévisible: un épuisement! Pas très bon pour mon ego, mais tellement salutaire...
Puis, je suis devenue maman et là, la culpabilité est revenue au galop! Ajoutez à cela un handicap, une maladie et un retard de langage chez les marmots et vous avez une culpabilité qui ne laissait de la place qu'à l'anxiété. Étouffant comme cocktail et surtout très toxique!
Tellement coupable et mal dans ma peau, désorientée, désespérée et épuisée que j'ai du consulter et réagir pcq je n'était plus capable de vivre ainsi. Je ne vous donne pas plus de détails, mais j'étais vraiment au bout du rouleau, le bec dans la vase, ne rêvant que de me retrouver seule, dans une toute petite boîte et ne plus r-i-e-n ressentir... Mettre le bouton à "off"...
Au début, fidèle à moi-même, je voulais qu'on me donne le manuel de la parfaite malade, du genre "comment guérir en 30 jours"... Mais, ça ne fonctionne pas ainsi! Heureusement...
Voici en gros ce que j'ai retenu de mes thérapies et de mes lectures:
  • La culpabilité est une émotion sociale pour répondre à cqe je me demande, mes exigences, mes idéaux
  • Quand je déroge à mes attentes, à mes buts ou à ce que je crois qui est bien, ou ce qu'on m'a appris qui est bien, c'est là que je me sens coupable
  • Pourtant, je suis le "boss", c'est à moi de mettre un frein à ça, de m'en demander moins, d'être moins exigeante avec moi et les autres
  • Quand je m'arrête et que je prends du temps pour moi, je suis une meilleure maman après
  • Pour arrêter ma tête de tourner, je nomme mon petit hamster qui n'arrête pas de courir(dans mon cas, il s'appelle Thérésa, comme Mère Thérésa) et je lui parle... Je me parle! Pour qui ou pourquoi je fais telle action, tel geste, pour répondre à quel besoin? Quelle attente?
  • Pourquoi je me sens coupable? Qu'est-ce qui se cache sous cette émotion? Pourquoi ai-je besoin d'une permission, d'une autorisation ou d'une bénédiction pour prendre une petite pause, penser à moi, boire un café, lire un journal?
Évidemment, nous avons tous notre histoire personnelle qui nous est propre et qui peut expliquer la présence de l'émotion sociale qu'est la culpabilité. C'est un long chemin que d'en guérir et d'aller au fond des choses... Mais en attendant, commencer par être moins exigeante avec soi-même et se rappeler que quand on prend du temps pour soi et avec soi, on est juste une meilleure maman, une meilleure amie, une meilleure conjointe, une meilleure employée et surtout, une personne peu plus heureuse...

Dsypraxie: truc no 5


Le trampoline!




Selon notre super ergo, au retour de l'école, il n'y a rien de mieux pour nos enfants, dont nos dyspraxiques, de sauter quelques minutes pour laisser aller le trop plein, se détendre et surtout se "grunder" (s'ancrer)...




Alors devinez ce qu'on on va demander pour les 5 ans de Fillette?




Pause musicale

Samedi dernier, nous avons été en famille à Ste-Pie-de-Guire. Depuis 5 ans, notre bon ami J-P y organise une fête où plusieurs groupes musicaux peuvent se produire et où on a beaucoup de plaisir : pic-nique, feu, camping pour certains, spectacles en plein air ou dans la grange au milieu de champs de maïs à perte de vue...



Cette année, Fiston a eu beaucoup de plaisir à danser devant la scène pendant presque 2 heures avec d'autres amis de son âge (le power 3! et) et découvrir les différents bâtiments de la ferme. Fillette est aussi immortalisée dans le vidéo que vous pouvez visionner à l'adresse plus haut. Mais dès qu'elle se rend compte qu'on la filme, elle se sauve!

Vous allez voir, l'extrait musical est des plus agréables!!!
Vive l'été et ses festivités!!!
Vive les vacances...

mercredi 12 août 2009

La marelle: un jeu d'enfant?


Sauter. Sauter sur un pied. Sauter sur deux pieds. Ouvrir les jambes. Fermer les jambes...
Pour la plupart des enfants, c'est tout simple! Pour un enfant dyspraxique, c'est très difficile.
Trop de consignes en même temps:
- Ouvre, ferme, ouvre...
- Un pied, deux pieds, un pied...
Et on n'utilise pas encore de petits cailloux. Je n'ose pas imaginer la scène: lance le caillou, ouvre ou ferme les jambes, saute sur un ou deux pieds, penche-toi pour reprendre le caillou et...
Boum!!! Bobo maman!!!
Aujourd'hui, pendant la séance d'ergothérapie de Fillette qui travaillait si fort, j'ai eu cette petite réflexion. La marelle est un jeu traditionnel assez simple, voir les difficultés rencontrées m'a faite réaliser encore plus ce qu'est la dyspraxie.
Est-ce plus simple pour vous aussi maintenant?

Saviez-vous que...

...La ceinture de sécurité a 50 ans aujourd'hui!


...Et qu'il faut attacher les sièges d'appoint, avec ou sans enfant... Sinon, lors d'un impact, votre dos risque risque d'être blessé! Aujourd'hui, c'est de ce côté que je souffre...

... De plus, selon la SAAQ, il est recommandé de changer les sièges et bancs d'auto suite à un accident et que selon le policier à qui j'ai parlé, il n'y a pas de risque à prendre et aucune façon d'évaluer les dégâts. Allez voir leur dépliant:

Alors, moi qui souhaitais depuis longtemps m'acheter un I-Pod pour pouvoir écouter toutes mes CD de détente et de ralexation en boucle, je viens plutôt d'acheter deux nouveaux sièges d'appoint! Et cette fois-ci, j'ai choisi un modèle qui supporte la tête; un bleu, un rose...
Mémère, mais mère toujours!
Vite, allez attacher vos "booster"!

mardi 11 août 2009

Tu es contente d'être seule quand...

Tu viens de foncer dans l'auto avant qui a aussi fait la même chose...
Après l'impact, ce fut ma première pensée, ma seule préoccupation: une chance que j'étais seule, t-o-u-t-e s-e-u-l-e. Je n'ai pas été blessée, mais ce soir, j'ai mal partout. J'ai reçu, au dos, le banc d'appoint (qui n'était ancré) de fillette et mes lunettes ont valsé avant de s'écraser sur le tableau de bord.
Je viens d'avertir mes assurances et je pars dès demain matin à la recherche de 2 nouveaux sièges d'auto pour mes cocos (après un impact, c'est important de les changer$$$). J'ai manqué un r.v. important et je ne suis pas allée au soccer, j'étais trop ébranlée. J'ai expliqué mon aventure à mes enfants et quand mon homme est arrivé, ils lui ont raconté le tout d'une façon très drôle, cela m'a fait du bien.
J'ai un blanc, je ne me rapelle pas de l'impact, est-ce que c'est de ma faute ou plutôt celle du premier véhicule. Est-ce que moi, hypervigilante doublée d'une vigilante, j'aurais été négligeante quelques instants? Préoccupée? Distraite ? Sur le coup, je ne me rappelais plus de la sorte de voiture ni de son année de construction que j'avais, alors je ne sais pas...
Des fois, je me sens malchanceuse, il m'arrive des péripéties de toutes sortes, mais là, je sais que je suis préviliégiée d'avoir vécu cet expérience S-E-U-L-E.
Merci...

Dyspraxie: truc no 4







Bien s'asseoir!

Bon, j'avoue que cela semble vraiment simpliste, surtout pour ceux qui ne vivent pas au quotidien avec des enfants dyspraxiques, mais c'est essentiel! Quand on n'est pas bien assis:
  1. On tombe....
  2. On échappe...tout plus facilement: verre, crayons, ciseaux, fourchette, cuillère, etc...
  3. On bouge continuellement parce qu'on n'est pas confortable, cherchant "la position"
  4. On ne reste pas longtemps assis!

Sans parler des dégâts (plusieurs par repas), des blessures, du dérangement que cela occasionne avec notre famille, nos amis, à la maison, au CPE ou à l'école. Alors voici mes petits trucs pour bien s'asseoir, glaner ici et là et/ou inspirés par mon quotidien.


  1. Si on s'assoit par terre, utiliser la position d'écoute, c'est-à-dire s'asseoir en "indien" et garder ses bras sur soi...
  2. Si on s'assoit à une petite table, s'assurer que les fesses sont bien au fond de la chaise et utiliser un petit banc au besoin pour que les pieds soient relevés pour que les genoux soient en angle de 90 degrés.
  3. Si on a une toilette de taille normale, on utilise un petit banc pour y déposer les pieds, là aussi, on tombe...
  4. Si on s'assoit à la grande table, il y a la chaise "trip-trap", sinon même truc que plus haut, mettre un petit banc pour soutenir les pieds. Pendant un certain temps, j'ai utilisé un tapis antidérapant (du genre qu'on met au fond des tiroirs) sur la chaise.
  5. Si ce n'est pas assez, on peut déposer un "sac magique" ou un "lézard lourd" sur les cuisses de l'enfant pour l'aider à se stabiliser

On peut aussi utiliser un genre de coussin qui aide les enfants qui ont besoin de bouger, dessus, ils peuvent bouger le bassin, sans que cela paraisse vraiment et déranger. Ça renforce en même temps les muscles stabilisateurs. Pour l'école ou le CPE, c'est vraiment un outil qui passe inaperçu, mais qui aide beaucoup...

Prendre note que je ne suis pas une professionnelle, juste une maman qui vous livre ses observations, avec mes mots. Je pense qu'une ergothérapeute ou une physoithérapeute pourrait enrichir mon texte en donnant des bonnes explications techniques, tout ce que je peux vous dire, c'est que ça marche!!!

Voici l'adresse d'une compagnie qui livre et qui fournit les écoles et d'autres centres, vous pouvez aussi vous abonner et ainsi recevoir une lettre avec les promotions, formations et autres nouvelles: http://www.fdmt.ca/ . Les photos viennent de leur site...

lundi 10 août 2009

Dyspraxie: truc no 3


Ne pas rester seul et appartenir à une association!

Au Québec, il y a l'AQED. Personnellement, j'ai de la difficulté à participer aux activités qui sont proposées et qui se déroulent la plupart du temps sur la Rive-Sud ou proche de Sherbrooke, mais comme membre, je suis informée de ce qui se passe par ici, des nouveautés, des recherches, d'activités et de formations pour les enfants ou/et les parents.

Le 12 septembre prochain, il y a une journée de formation pour les parents et les intervenants qui m'intéresse beaucoup et je souhaite y participer:

En a.m., il y une formation sur le Brain Gym qui porte une approche sensée faciliter l'acquisition des compétences de base (ou transversales) telles que le repérage, l'équilibre psychomoteur, , le raisonnement, l'organisation, etc.. et en p.m., c'est une conférence interactive avec une adulte dyspraxique et des solutions simples quand l'intention ne suffit pas... La journée coûte 55 $, elle est animée par Nancy Boudreau et cela se déroule à Sherbrooke.

Je suis de la Rive-Nord et il me ferait plaisir d'y aller avec d'autres mamans du coin, je peux conduire et prendre ma voiture si l'idée d'embarquer dans une garderie ambulante ne vous fait pas peur...

Voici l'adresse de courriel de l'association: dyspraxieaqed@hotmail.com
Et leur numéro de téléphone où l'on peut laisser un message: 819-829-0594

Vous pouvez aussi me laisser un message à: juliephilippon@hotmail.com


dimanche 9 août 2009

Tu rêves de "Purel" quand...


...Ta fillette de 4 ans découvre pour la première fois les toilettes chimiques lors d'un festival et qu'elle flatte de ses deux mains l'urinoir déjà bien baptisé en disant: "beau maman, quoi?"


Beurk!


Les enfants ont retenu un nouveau mot: d-é-g-u-e-u-l-a-s-s-e! Étrange comme ils ont la facilité de se rappeler un mot compliqué (et plein de sens) plutôt qu'un mot plus simple comme p-o-m-m-e.


Et moi, j'ai très hâte que Fiston prenne un pouce ou deux pour être assez grand pour uriner debout dans les endroits publics... Je ne suis pas une "freak de la propreté", mais j'essaye de limiter les dégâts. Je suis pour les vitamines "Scouts", mais je crains plus ce que je ne vois pas, qui vient des lieux publics que ce qu'on rencontre en pleine nature... Et vous?


vendredi 7 août 2009

99

99 messages...



Depuis que je blogue, je me permets d'écrire ce qui me passe par la tête, de mettre des mots sur mes montées de lait, de partager mes bons coups et surtout de briser mon isolement... Quand on a des enfants, notre vie est toute chamboulée, pour le meilleur et pour le pire!
Parfois, le pire prend un peu trop de place... Hôpitaux, CLSC, Centre de réadaption, ambulances, examens médicaux, évaluations, etc... La valse des diagnostiques nous fait faire des cauchemards: cancer du cerveau, herpes célébral, maladie tropicale, maladie génétique, encéphalite virale et finalement é-p-i-l-e-p-s-i-e.

Puis une deuxième vague: dyspraxie, défenses sensorielles, angoisse de séparation, retard de développement, hyposensibilité et dyphasie qui se résume en un mot h-a-n-d-i-c-a-p.


Quand ton enfant a un trouble de langage sévère dit "docteur" avant "ami", c'est vous dire à quoi pouvait ressembler son quotidien... Et le notre!

C'est avec ces 99 messages, billets, cris du coeur et réflexions que j'arrive aujourd'hui à prendre un peu de recul et d'avoir le goût d' avancer. Avant d'écrire, même si mon geste est très spontanné, j'organise mes idées dans ma tête et je mets en contexte mes pensées pour finalement conclure alors qu'avant, bien des questionnements restaient là, ne prenant pas le temps de m'arrêter (et de vivre) ... Étant plutôt sur mode victime qu'acteur. Maintenant, j'essaye de trouver le côté positif des choses et j'y arrive en général, même si cela me demande beaucoup d'efforts...

Je pense qu'en écrivant, je me livre et je m'abandonne tout en ne sachant pas si je serai lu ou si je suis intéressante. La peur du ridicule perd de l'importance, l'authenticé est là et je deviens un peu dépendante de cette nouvelle liberté. C'est tellement bon.

Merci à toutes les personnes qui m'encouragent dans ma démarche en me lisant, en me commentant ou en me faisant découvrir d'autres côtés. J'apprécie ce lien particulier, ces nouvelles amitiés et je sais que je suis moins seule... Si en plus, je peux faire un peu de bien à certains, c'est merveilleux.

Merci! Vous me faites du bien...

J'approche du meilleur.

jeudi 6 août 2009

Dyspraxie: truc no 2

S'entourer des bonnes personnes...


S'entourer d'une équipe de professionnelles dévoués qui connaissent la dyspraxie et qui sont aptes à offrir des services de qualité, qui peuvent nous orienter et nous guider face aux défis que représente le parcours scolaire que ce soit pas des conseils ou même des rencontres à l'école (ou au CPE), qui peuvent faire des rapports d'évaluations qui nous permettront d'arriver à un diagnostic avec le support du pédiatre et ainsi d'aller chercher de l'aide financière, du répit et du support moral...


Du côté du public, il y a les CLSC qui sont supposés être de la première ligne, c'est à partit d'eux que nous sommes parfois orientés vers des cliniques de développement, vers des centres de réadaptation ou autre.


De notre côté, cela a commencé avec l'hôpital Ste-Justine ou notre Fillette fut hospitalisée. Pendant plus d'un an, elle y a reçu des services d'orthophonie et d'ergothérapie chapeautés par le service de neurologie. Chanceux? Je vois ça comme un prix de consolation... Votre fille a failli mourir d'un problème neurologique grave, on a pas trouvé c'est quoi, mais on va lui offrir de la thérapie en attendant que votre centre de réadaptation local vous prenne enfin en charge.


De plus, il y a le privé. Là aussi il y a des listes d'attente et ça coûte cher. Certaines assurances sont plus "généreuses" que d'autres. Ça, c'est quand on en a! Pour notre part, ils ne rembourse
aucun services d'ergothérapie et seulement l'équivalent de 5 rencontres en orthophonie... Mais parfois, c'est tellement important comme besoin que cela passe avant tout le reste, quitte à s'endetter un peu, non?


Voici les coordonnées d'une merveilleuse équipe dynamique, professionnelle, empathique et qui peut bien nous conseiller et nous guider quand on en a besoin en plus de suivre nos enfants:


Jasette & Pirouette


Centre pédiatrique d'ergothérapie et d'orthophonie


Isabelle Therrien, ergothérapeute, 450-939-5634


Isabelle Fleury, orthophoniste, 450-979-5633


Et pour les parents, frères et soeurs, les couples et nous qui avons des deuils à faire, qui avons besoin d'accepter l'inacceptable, de calmer nos angoisses, de sauver l'équilibre de la famille et/ou notre couple, bref , qui en avons plein les bras, voici une autre ressource importante rencontrée dans un moment de ma vie ou je n'avais plus de force et d'espoir...

Caroline Charrier

Psychothérapeute

514-294-0271

Et si on peut, en plus, avoir un bon cercle d'amis, des employeurs compréhensifs, un réseau d'entraide et une famille proche et aidante, on a encore plus de chance de passer au travers en ne perdant pas trop de plumes... Et il reste toujours la magie du net!

mercredi 5 août 2009

Tu sais que tu es vraiment en vacances quand...

...Ton petit garçon de 3 ans te dit qu'il veut faire pipi et que pendant la fraction de seconde que ça te prend pour te retourner vers ton enfant, il a déjà baissé culotte et short et s'apprête à uriner sur le coin d'allée (celle du café) de l'épicerie, à côté de son petit panier!
Oh! Lala... Nous avons remonté les vêtements, laissé les deux paniers en plan et deux commis qui trouvaient la situation assez cocasse merci nous ont indiqué les toilettes. Le dégât a été évité, l'honneur sauvé et je suis quitte pour une bonne réflexion avec mon homme, mes hommes!
Le pipi, c'est à la toilette, point. Déjà que Fillette essaye d'uriner debout, s'il faut que Fiston se mette à faire ça un peu partout, moi je mets des couches à tout le monde!

mardi 4 août 2009

Mi-figue mi-raisin









Souris, souriras pas!?! Quand on prend des photos, c'est difficile d'avoir les deux, en même temps, qui sourient. Une chose est certaine, grimaces, yeux doux, sourires, on a beaucoup de plaisir! J'essaye d'immortaliser parfois des beaux moments, mais j'abandonne aussi souvent. Ou je persiste en gardant les portraits trop compromettants pour la galerie familiale...
Les enfants vont bien, mon homme est en congé et nous sommes donc tous en vacances: pas de garderie, pas de bureau et à peine quelques r.v. . Notre semaine a commencé avec la plus belle journée de l'été que nous avons passé à un petit camp au bord de l'eau à Randow. La pluie a accompagné notre retour, mais lundi, nous sommes allés chez des amis nous baigner dans une eau chaude et salée, j'en ai encore le goût aux lèvres. Beaucoup de plaisir, de sauts et d'éclaboussures pour cette grande première pour Fiston, qui ne s'était jamais baigné autant. Fillette ne voulait pas sortir de l'eau, elle y est tellement bien, légère et libre...
Jeux d'eau, randonnées à Montréal, parcs, piscine, vidéos, doux moments, escapades à la campagne, le reste de la semaine sera sur le mode relaxe: en fait le plein de soleil, d'énergie et de bisous. On respecte une certaine routine où le moment fort est...la sieste!
J'ai reçu et gagné plusieurs billets gratuits pour des activités familiales (glissades d'eau, plage, Village du Père Noël, Pays des merveilles, Arbre en arbres, quelques musées), c'est comme si c'était trop gros pour nous cette semaine. Avant, je me serais faite un devoir de tous les honorer, maintenant, j'essaye de faire ce qui est bon pour nous. Et pour moi...

*En passant, la médication de Fillette a été augmentée au début de la semaine dernière et pendant 5 jours, nous devions être plus aux aguets et nous avions un protocole si elle faisait une crise, ce qui ne fut pas le cas...Ouf!





Des fleurs (sans le pot!)






Elles sont belles, abondantes, colorées, variées, fortes et fragiles à la fois, différentes ...
Elles demandent des soins, du soleil, de l'eau, de l'amour et un peu plus...
Pouseront, pousseront pas,
nous ne connaissons pas toujours le résultat.
On ne contrôle pas tout,
on doit lâcher prise plus souvent qu'autrement.
Comme nos vies, quoi!

lundi 3 août 2009

Aide-toi et le ciel t'aidera!

(...)

Vrai ou faux?

Je suis vraiment en pleine réflexion et je me sens un brin provocatrice... Je vous reviens bientôt avec mes propres réflexions et mon cours "Culpabilité 101"que j'essaye de mettre un peu en application avant de vous livrer les grandes lignes!

dimanche 2 août 2009

Une journée à l'école pour Danny

Voici un texte que j'ai découvert sur le blog de "Dyspra...quoi?", il vient du Centre de Réadaptation de l'Estrie et il raconte une journée à l'école pour un petit garçon dyspraxique. C'est un récit à partager à nos amis, notre famille, aux spécialistes, aux enseignants et à toutes les autres personnes qui passent dans nos vies...
DÉFINITION DE LA DYSPRAXIE:
TROUBLE DE L'ACQUISITION DES GESTES COMPLEXES QUI ENTRAÎNE DES DIFFICULTÉS PLUS OU MOINS SÉVÈRES À CONCEVOIR, PLANIFIER ET EXÉCUTER UNE SÉQUENCE DE MOUVEMENTS ORIENTÉS DANS UN BUT PRÉCIS.

Une journée à l'école pour Danny
La cloche sonne. Les élèves entrent dans l'école, se déshabillent à leur casier et vont s'asseoir à leur place en classe, prêts à travailler. Mais où est Danny? Il finit par arriver avec 10 minutes de retard parce qu'il avait de la difficulté avec son manteau. Il est déjà contrarié parce qu'on n'a pas voulu de lui au jeu de "tag". Il a été rabroué devant les autres : "Tu ne peux pas courir, tu ne fais que pousser et tu nuis au jeu". Danny doit justifier son retard mais ne trouve pas de raison. Malheureusement, il y a de l'éducation physique aujourd'hui. Danny déteste l'éducation physique. On rit de lui.
Les enfants sont divisés en paires. Ce doit être fait ainsi car personne ne choisirait Danny comme partenaire. Il s'agit d'un simple jeu d'attraper une balle. Danny ne peut évaluer la position de la balle dans l'espace, ni sa vitesse. Il se tient debout, les jambes très écartées, de façon bizarre et manque de tomber avant que la balle lui soit lancée. La langue sortie, il se lèche les lèvres nerveusement en attendant. La balle arrive et il projette son bras largement dans l'espace. Ses bras se croisent quelque part sur sa poitrine, ce qui a eu pour effet d'envoyer la balle à l'extrémité opposée du gymnase. Ni l'enseignant ni son partenaire lanceur ne sont contents.
Danny est content d'ôter ses vêtements d'éducation physique. Il met ses souliers à velcro (il ne peut pas attacher ses lacets) et croyait qu'il serait plus simple de nouer les manches de son gilet autour de sa taille plutôt que d'essayer de le mettre. De retour en classe, il prend son crayon et continue ses problèmes de maths. Il sait combien de poissons à ajouter à la ligne pour totaliser 14 mais ils ressemblent plus à des balles de tennis qu'à des poissons. Sa main lui fait mal car il tient son crayon trop fort. Parfois, il a même un léger tremblement. Son travail a toujours l'air malpropre. Parfois, il se fâche tellement après son travail qu'il le déchire ou barbouille par-dessus pour que personne ne voit ce qu'il a fait. Son nom est à peine lisible, un mélange de lettres majuscules et minuscules - il ne peut tout simplement pas maîtriser la forme des lettres.
Heureusement que c'est l'heure du dîner. Il croit qu'il sera le dernier de la queue. Danny est incapable de rester debout sans bouger et est constamment accusé de bousculer les autres enfants. Une fois, il a déclenché l'alarme de feu en tombant et toute l'école a dû être évacuée. À la fin de l'étape, personne ne voulait s'asseoir à côté de lui. Il ne peut pas manipuler adéquatement un couteau et une fourchette et sa nourriture est éparpillée sur toute la table. Le problème s'est résolu lorsqu'il s'est mis à apporter un lunch emballé: sandwich, croustilles, fruit et un jus en bouteille, ce qui a présenté moins de problèmes.
Son enseignant le croyait paresseux. Le travail écrit n'est jamais complété dans le temps alloué et son temps de concentration ne dépasse pas 10 minutes. Il se promène en classe. Il n'apprécie pas le privilège de prendre les messages, ne s'en souvenant pas. Même s'il donne des bonnes réponses en classe, son habileté est toujours mesurée à l'écrit. Il ne peut organiser son travail adéquatement. Sa calligraphie est illisible pour les autres. La meilleure partie de la journée est la dernière période de l'après-midi, un temps de lecture individuelle. Les habiletés cognitives de Danny le situent 2 ans de plus que son âge chronologique, mais malgré cela, il est incapable de réussir. Lorsqu'il lit, son ton est monocorde et plat. Son timbre de voix varie d'une ligne à l'autre et les mots sont prononcés à différentes vitesses.
Les crises de colère sont de plus en plus fréquentes et il se fâche même pour des étiquettes dans le dos de ses vêtements. Ses parents s'inquiètent du fait qu'il n'a pas d'amis et qu'il passe la majorité de son temps à la maison et qu'il refuse de participer à des jeux d'emboîtements tels que les Legos ou Megablocs. Il préfère rester seul dans sa chambre à lire ou à jouer à l'ordinateur. Son sommeil est irrégulier et la routine du coucher n'est pas encore établie. Il se réveille souvent la nuit et se plaint de faire des cauchemars...

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La première fois que j'ai lu ce texte, j'ai beaucoup pleuré... À chaque fois, je trouve cela tellement triste et criant d'authenticité. J'ai peur pour l'avenir et le parcours scolaire de ma Fillette. En même temps, je sais que c'est en partageant ce genre de texte que l'ignorance fait place à la tolérance et que c'est avec ce genre d'action qu'on fait avancer les choses. Merci Tigrou!