lundi 28 février 2011

J'ai mal à ma mère

J'ai mal à ma mère. J'ai mal à la mère que je suis. Ou que je ne suis pas. Le titre est venu tout seul, mais en cherchant sur le net, j'ai découvert que je n'en suis pas l'auteure, pourtant, cette expression m'habite à 100%. Toutes les fibres de mon corps crient.

C'est un mélange de peine, de tristesse et de colère qui m'étouffent. Me serrent à la gorge. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour comprendre, pour réfléchir, mais ce soir, j'ai mal. J'ai le réflexe de chercher ce que j'ai fait, ou pas fait, pour en être là. L'incompréhension et la culpabilité sont les premiers sentiments qui me viennent. C'est fort, laid et puissant, tout aussi fort, puissant et beau que l'amour que je porte pour mes enfants.

Ce soir, je ne sais pas vraiment quoi faire, quoi dire, quoi écrire... Je serais probablement mieux de prendre un bain bien chaud avec un livre pour tout oublier, laisser la fatigue m'envahir et me coucher tôt. En même temps, c'est animée par ce genre de sentiment que j'ai commencé à écrire il y a environ deux ans. Alors, pourquoi ne pas venir ici, me confier?

Peut-être parce que depuis plusieurs mois, voir la dernière année, mes billets se sont allégés, je vous partage aussi mes passions, mon côté créatif et que je suis devenue une personne à part entière. Pas moins maman, mais aussi une fille, une femme qui chemine, qui essaye de trouver des solutions, de l'équilibre, du bien-être.

L'automne dernier, j'ai eu la chance de participer à la soirée Jasette de Coup de Pouce et une phrase de Nicole Bordeleau m'apporte beaucoup de réconfort depuis. Elle lui vient d'une de ses étudiantes qui lui avait dit quelque chose du jour " Ma vie ne va pas bien, mais moi, je vais bien". Je pense que cela me représente bien. Sauf peut-être ce soir. Ma vie est difficile et moi, je trouve ça difficile...

Pourquoi? Parce que nous venons de passer encore une partie de la journée à Ste-Justine pour mon Fiston, que les deux r.v. initiaux vont se transformer en un nouvel abonnement et que nous n'en avons absolument pas envie. Que mon intuition de maman vient d'être reconnue, mais que j'aurais aimé mieux passer pour une maman-poule.

Ce soir, j'ai mal à ma mère, deux fois plutôt qu'une...

dimanche 27 février 2011

Merci vendredi :: Enfin on relâche!

Merci vendredi, mais Mamanbooh! On est dimanche soir!?! Ben oui, mais je n'ai pas eu le temps ni jeudi (je suis parfois en avance!), ni vendredi, ni samedi et pas plus aujourd'hui... C'est que je suis tellement occupée à prendre soin de ma fatigue entre ma nouvelle maison, ma gang et nos projets que les seules petites minutes que j'ai eues, je me suis couchée pour siester (je sais, ça n'existe pas comme mot, mais pas besoin de définition, je suis certaine que vous comprenez!).

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Bon, une chose extraordinaire avec mon retour au travail, c'est que je peux vraiment dire que je suis en vacances moi aussi! Oui! Oui! Quand on est à la maison et/ou en congé de maladie, la semaine de relâche ne signifie pas grand chose... Alors que cette semaine, croyez-moi, j'étais vraiment contente vendredi à 15h00 de quitter le travail (oui, je finis tôt, mais j'y étais quand même depuis 7h00 am !). Qu'est-ce que j'ai fait? J'ai fini ma soirée de façon très originale: j'avais un CE au CPE de mon fils et je suis enfin arrivée dans ma belle campagne quelques minutes avant minuit. Un peu plus et mon véhicule se transformait en citrouille!

Il faisait froid, il faisait humide et vraiment très noir... La fille de banlieue avait presque peur! Mais quel plaisir que d'arriver dans ma maison. Une surprise m'attendait: les divisions du sous-sol ont poussé en une journée! Je rêve en couleur, pour vrai! Je passe mes nuits à décorer ma maison: un peu de gris chaud par là, de blanc tambour aux plafonds, de pivoine et de rhododendron par ici, un mur aqua, etc... Je place et replace mes meubles, je dessine ceux que j'aimerais acquérir, je ressors mes anciens tableaux (souvenirs d'une autre vie) et quand je me réveille, je rêve encore.

Je redécouvre le plaisir de désirer, de souhaiter et de chérir les prochaines étapes de l'aménagement de notre demeure. Une étape à la fois. Lentement. Délicieusement. J'en perds le goût (et surtout le temps) pour le reste. On dirait que je ne suis plus qu'une partie de moi-même. Pas malheureuse, juste pas là. Lunatique. Rêveuse.

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Une petite péripétie pour terminer? Aujourd'hui, j'ai pour la première fois voulu étendre une brassée de linge sur ma corde. C'était nos draps, je me disais que ça sentirait tellement bon... Ce fut un échec sur toute la ligne. Je me suis gelée les mains, mes draps touchaient au sol, le machin-truc-pour-monter-la corde a brisé et quelques heures plus tard, ils étaient complètement raides. En les rentrant, j'ai mis de la neige partout, je n'arrivais pas à les plier, je ne savais pas où les déposer, bref j'ai encore des croûtes à manger!

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Alors, bonne semaine de relâche! Je suis en plein dedans...
Je vous souhaite d'en profiter, que vous soyez en congé ou pas!
Mes projets? Pas de projet (sauf ceux de la maison)!

mercredi 23 février 2011

Boîtes à surprises








Depuis notre arrivée dans notre maison, on cherche, on ouvre, on vide, on classe, on range et parfois, on fait de belles découvertes! Comme cette boîte pleine de Playmobil acheté il y a un an sur e-bay.

Les enfants se sont installés à mes côtés et je ne sais pas qui était la personne la plus excitée des trois (voulez parier?), On a trouvé des choses pour plaire à Fillette, d'autres pour séduire Fiston alors que Mamanbooh a eu beaucoup du plaisir à assembler et distribuer le tout!

Des fois, j'aime ce classique Allemand alors que d'autres fois, je rage contre toutes ces petites pièces qui ont le don de se détacher et de se cacher un peu partout dans la maisonnée. Lors du déménagement, la maison victorienne s'est écrasée par terre quand le déménageur l'a prise par le toit... Elle repose en paix dans deux boîtes et je ne sais pas quand elle reprendra forme.

Pour le moment, les plans de rénovations sont pour le sous-sol, pas pour la belle jaune! Alors, en attendant notre nouvelle salle familiale, on joue, en pyjama dépareillé ou habillé en princesse, entre deux boîtes.

Décidément, descendre au sous-sol, c'est comme aller dans un grand magasin général et y choisir des boîtes à surprises! Des fois, ça fait plaisir, des fois, ça fait peur tellement on y retrouve de vieux souvenirs et d'autres fois on se dit, "ha! Non! Pas encore un boîte de ceci ou de cela!". En tous les cas, ça fait travailler le système "D", la créativité et des muscles endormis...


On se fait un party de boîtes?
Qui sait, on va peut-être retrouver mon vieux Scrabble...

mardi 22 février 2011

Dimanche créatif




Pendant que les copines partaient pour un week-end créatif (et de réflexion, disons les vraies choses!) avec Manon , moi, dans ma nouvelle maison, j'essayais de m'organiser un nouveau babillard pour y afficher mon calendrier familial et toutes les autres choses indispensables à notre survie quotidienne...

À la base, mon support (un vrai vieux babillard de liège) n'étant pas très joli, j'ai eu l'idée de le transformer. Lors du déménagement, j'ai profité de mon beau-père pour le fixer au mur et depuis, il me narguait! Côté "tissu-fils-couture" je suis aucunement douée, voir même peu intéressée, mais quand je vois tout le pouvoir créatif et les beaux tissus, ça me donne le goût d'essayer des trucs, un peu comme ma guirlande de Noël.

Alors, j'ai commencé à jouer avec les tissus et rapidement, maman est devenue LE centre d'intérêt. Nous avons donc fait quelques essais. Ce n'est qu'un début, rien n'est encore définitif. Mes enfants ont eu du plaisir, moi aussi même si des fois, j'aurais préféré faire ça seule (mère indigne ou juste normale?).

Deux jours plus tard, il n'est toujours pas terminé, mais j'ai bon espoir qu'il soit prêt pour souligner l'arrivée du prochain mois ou au pire, du printemps! Nos bricolages du week-end me manquent et je pense que mes enfants aussi ont hâte qu'on retrouve notre matériel d'art éparpillé dans plusieurs boîtes. Alors, en attendant, on improvise!

* Nous sommes en pyjama!
** Pour les vraies photos de notre maison, ça va attendre encore quelques semaines...
**8J'ai trouvé le tissu à la place où on ne doit pas aller, mais qui me dépanne parfois quand même.

dimanche 20 février 2011

Vive le vent! Vive le vent! Vive le vent d'hiver!


Mes vieux rideaux ont eu l'honneur d'être les premiers à essayer la nouvelle corde à linge...

La photo n'est pas super, l'arrière-plan non plus, le sujet pourrait être plus coloré, voir ludique (j'imagine des beaux bas colorés et rayés), mais si vous saviez comme j'étais contente d'enfin pouvoir mettre quelque chose sur ma première corde à linge.

J'aime beaucoup l'odeur et la texture du tissu séché à l'extérieur. À notre ancienne maison, nous ne pouvions avoir de corde. J'avais bien un séchoir et plusieurs chaises de patio qui servaient pour étendre certains morceaux, mais rien de bien pratique ni d'organisé.

Ici, elle est du nombre de mes petits riens qui me font du bien. Elle est longue, bien placée, accessible et depuis notre arrivé, je souhaitais l'utiliser. Mais, il a fait bien froid, puis, il a plu et refait froid. Et surtout, il a venté. Je ne savais pas que le vent pouvait souffler aussi fort sans apporter le toit! Il a bien déplacé nos immenses bacs de recyclage et de poubelle, nos pelles et fait trembler nos fenêtres, mais le toit est resté.

En fait, il vente toujours. Un vent froid, sec, qui traverse nos vêtements, même les plus techniques. Un vent fort, un vent d'hiver, un vent de....

Changements!


samedi 19 février 2011

Merci vendredi - merci parents solidaires

Cette semaine, nous avons eu une très grosse semaine avec en seulement quelques jours, un changement de maison, d'ordi et de véhicule (les deux derniers n'étant pas inscrits au programme pourtant!). On a eu plus d'impévus qu'un buffet à volonté peut en offrir! Vous voyez l'image? Et comme au resto, il y avait des coups de coeur, des classiques et d'autres choses auxquelles on ne touche jamais. Le prix (lire le temps et l'énergie) était pourtant pas plus élévé que d'habitude!

Deux soirs de suite, je suis allées chercher Fiston à son CPE et j'ai eu droit à un accueil très désagréable: monsieur voulait aller à la maison, "toudesuite-Eee!" pour retrouver sa nouvelle chambre, ses jouets et surtout sa wii. Mais, nous devions aller chercher sa soeur ou faire une course alors les deux fois, je me suis retrouvée avec un hurleur-crieur qui envoyait des coups de bottes un peu partout (particulièrement sur sa maman) et essayait avec ses doigts de me griffer (vive les manteaux d'hiver!).


Je sais que ça fait beaucoup pour lui aussi... Qu'il vient avec des petits extras, mais c'est de plus en plus difficile pour moi de gérer une telle crise de colère comme la dernière. Il est grand, il est fort et il a beaucoup de coffre... La deuxième fois, j'arrivais d'un après-midi de thérapie avec Fillette, j'avais fait une entrevue avec une journaliste de Radio-Canada sur ma vie avec un enfant dyspraxique (lire: j'étais émotivement brûlée) et j'ai trouvé ça particulièrement difficile.

Heureusement, j'ai reçu du soutien et de l'empathie du personnel et de d'autres parents et je ne me suis pas sentie jugée, juste épaulée. Un papa à ouvert les portes de mon véhicule, une maman a tenu la porte du CPE en me glissant des bons mots et d'autres regards m'enourageaient dans ma péripétie. Un fois dans l'auto, j'ai fermé les portes et je suis finalement ressorti parce que je n'étais plus capable de l'entendre hurler... Je regardais le banc de neige et j'avais le goût d' aller m'y coucher, je le trouvais plus accueillant que mon propre véhicule.

J'ai pleuré, comme ça, toute seule dans le stationnement puis, j'ai repris ma vie et fait ma job de maman. Après quelques kilomètres, mon fils s'est endormi épuisé et il a dormi comme ça jusqu'au lendemain matin. Quand enfin, j'ai pu moi aussi mettre ma tête sur l'oreiller, j'étais trop épuisée pour lire ou même feuilleter une revue, mais me rappeler la présence rassurance de ces parents m'a fait beaucoup de bien.

Ma vie n'est pas plus facile, même avec une maison-bonheur et toutes les belles choses qui nous arrivent, mais moi, je vais mieux et quand je sens que je ne suis pas seule, que d'autres parents sont là, témoins et solidaires, je l'apprécie beaucoup.

Merci Martin, Josianne, Isabelle et compagnie!
Merci Vendredi d'être enfin arrivé,
merci la solidarité,
je t'aime...









mardi 15 février 2011

Nous voici, nous voilà!

Voici la vue de ma nouvelle fenêtre de cuisine, en ce lundi de tempête...

Et celle de de la porte donnant sur la cour arrière...

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Après de longues journées, de belles découvertes et beaucoup de plaisir (parce que la vie continue, pas vrai?), nous sommes enfin chez nous, dans notre nouvelle maison-bonheur!

Même si je classe, donne, jette, recycle et que je fais des boîtes depuis octobre, nous avons finalement eu besoin d'un deuxième camion pour tout déménager. J'ai même eu droit à cette question: "vous gardez des enfants madame?". Heu... Non! Mais, ne le dites surtout pas à mon chum que je lui ai répondu de mon plus beau sourire!

Je peux aussi vous confier que les sacs compostables le sont vraiment! J'ai déballé une boîte pleine de paillettes de plastique alors que je pensais y trouver des sacs (et de la vaisselle bien emballée!) préparée il y a 4 mois...

Les enfants font bien ça, ils sont très heureux d'avoir enfin leur place à eux et ils se visitent d'une chambre à l'autre. Séparer les livres fut tout un défi. Fiston a une plus petite chambre, mais la plus grande fenêtre et surtout la plus belle vue (la même que celle sur les photos prises de la cuisine et affichées plus haut)! Fillette a une chambre spacieuse, sous les combles et elle y a regroupées ses bébés, toutous, Barbies, Pet Shop et autres figurines.


Les grands (nous) aussi sont bien contents! Un peu dépassés par l' ampleur du travail, mais charmés par les lieux, l'espace, l'horizon et le calme. Demain, la vraie vie recommence (métro-boulot-dodo-et il reste encore des boîtes un peu partout. C'est fou tout le chemin parcouru depuis l'été dernier. Nous n'avons pas pris l'avion, mais nous sommes en train de vivre le beau des voyages. Et nous partons de loin, croyez-moi...

Nous allons continuer, un jour à la fois, une boîte à la fois!
Et je reviendrai ici vous partager mes
petits-riens, mes petits bonheurs...

mercredi 9 février 2011

Mes arbres, mes amours...




Voici mes dernières images de cette cour aimée. Moi qui disait que la neige arriverait après mon déménagement. Depuis deux semaines, il neige presque à tous les jours!

Ce midi, de grosses guimauves tombaient doucement, dans tous les sens...
C'était tout simplement magique!






Le pommier de la chambre des enfants, hôte de multiples oiseaux,
des orioles de Baltimore aux geais bleues.


L'arbre reçu pour souligner la naissance de Fillette,
un lilas japonais aussi beau en hiver qu'au printemps.

C'est aussi ce que je vois de ma fenêtre...

lundi 7 février 2011

Nostalgie de mon premier...







Depuis quelques semaines, ma vie est très mouvementée, mais à chaque matin, quand je prépare le café ou le petit déjeuner, je m'arrête devant mon lavabo de cuisine et surtout la fenêtre qui le surplombe et là, le temps s'arrête...

Devant moi, un tableau s'anime, peu importe la saison, l'immense haie de cèdres offre un écran vert devant lequel oiseaux (de toutes les couleurs), écureuils, lapins (et oui, ils mangent même la base de mes clématites et le dessus de mes bleuetiers), marmottes (les coquines!), ratons-laveurs (toute une famille!), chats et parfois même les chiens de mes voisins s'amusent, font leurs toilettes, se font dorer la couenne ou le plein de graines.

À chaque saison, les couleurs, les lumières et les formes changent. En fait, c'est toujours un paysage différent qui s'offre à moi, j'y entre et le temps s'arrête. J'en oublie de mettre de l'eau dans ma cafetière, c'est peu dire! J'aime le désordre organisé qui y règne, les lignes et les textures qui s'y mélangent, la variété des essences et des plantes. Depuis 7 ans, je modèle avec peu de talent et de moyen, mais beaucoup de passion et d'intuition, ma cour arrière.

En fait, c'est l'endroit que je préfère ici... Et je suis triste de réaliser que bientôt, ça ne sera plus chez moi. Ma cuisine est minuscule, ma cour pas beaucoup plus grande, le tout est cahin-caha, mais j'y suis bien. J'y ai vécu de beaux moments, les premiers pas de mes enfants, des rencontres mémorables, des anniversaires pour une armée de gémeaux, des soupers d'homards, des B.B.Q, des fêtes d'enfants improvisés, des bains de minuit, des courses aux insectes, la chasse aux verres blancs s, des soirées à refaire le monde et mille autres souvenirs.

À chaque matin, en jetant le marc de café, j'ai peur de m'ennuyer de mon jardin secret. D'oublier toutes ces heures à jouer les mains dans la terre, à nourrir les oiseaux, à partager ma passion avec mon fils, à faire des gâteaux de sable avec ma fille, à déguster un bon verre de vin avec mon homme, à m'allonger pour lire au soleil dans ma chaise. J'ai peur de regretter mon premier nid, mon premier cocon.

Papabooh ne me comprend pas. En fait, il rit même un peu de moi. Il ne voit que les cèdres mal taillés à cause des fils électriques, le cabanon tristounet et la magie n'a aucune emprise sur lui. Surtout que je quitte cette fenêtre pour une beaucoup plus grande qui donnera sur un enclos, puis un deuxième, un pré et enfin une forêt et que des chevaux y vivent. C'est vrai que la vue sera spectaculaire, les couleurs aussi belles et les lumières toutes aussi riches sinon plus...

Mais, quand je ferai couler l'eau pour préparer mon premier café, est-ce que je serai nostalgique? Est-ce que je vais m'ennuyer de mon premier jardin? De mes p'tits oiseaux, de ma lavande, de notre lilas japonais planté lors de la naissance de ma fille, de mon pommier, de toutes ces petits choses, ces petits riens, qui ont fait mon bonheur?

En fait, j'ai un secret, j'ai peur...
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Peur de ce changement, même s'il
nous apportera que du bien.
Que du bon.

vendredi 4 février 2011

Merci vendredi - merci les enfants!

Ce soir, avec Papabooh!, nous sommes allés reconduire les enfants pour un camp d'hiver avec l'organisme Gymn-Eau qui offre des loisirs adaptés au jeunes qui ont des troubles d'apprentissages.

Le timing était parfait! Déménageant vendredi prochain, cela nous offrait un week-end qui aurait pû être l'occasion de célébrer notre amour et la St-Valentin, mais qui va plutôt servir à faire des boîtes et avancer dans nos préparatifs...

Fillette y avait été l'année dernière et c'était a première fois pour Fiston. Ce dernier exprimait à sa façon ses craintes et ses angoisses les dernières semaines et à chaque fois, nous étions là pour le rassurer. Il est comme ça mon jeune homme, au début, il ne veut jamais participer et après quelques minutes, il a un immense sourire qui lui traverse le visage de bord en bord! Fillette est, pour sa part, toujours partante pour essayer une nouvelle activité...

Donc, nous sommes arrivés juste à temps avec nos bagages (après une journée de fou!), nous avons remis les cartes "soleil" et les médicaments de Fillette et nous avons attendu le grand départ assis sur un petit banc, comme si nous étions en punition. Camille observait attentivement alors que Félix boudait, refusant même nos câlins. Puis, ce fut la temps d'aller à l'autobus jaune (oui, un vrai bus jaune) et de dire au revoir aux cocos et là, ça ne c'est pas passé du tout comme je m'y attendais.

J'ai eu droit à deux petits becs rapides, Camille poussait son frère et ils ont embarqués dans l'autobus sans crise ni larme... En fait, les larmes, c'est moi qui les a versées! Nous étions bien impressionnés par nos jeunes enfants qui sont partis comme des grands, nous faisant de beaux signes de leur fenêtre, tout heureux de partir pour un week-end de sports d'hiver.

Je me suis retournée vers mon homme, incapable d'arrêter de pleurer... Nous sommes finalement partis et nous reviendrons dans 48 heures les chercher. À nous maintenant une petite soirée d'amoureux et un gros week-end de bardas!

Mes bébés deviennent grands, de plus en plus grands. L'année prochaine, ils seront tous les deux à l'école. Ce soir, je suis fière d'eux, fière de nous qui, comme parents, avons su les entourer de sécurité et d'amour. Mais, je suis aussi un peu triste, nostalgique de ces dernières années (pourtant pas faciles), de cette maison que nous allons bientôt quitter et consciente que du bon, du nouveau nous attend, mais un brin inquiète quand même...

Ce soir, les enfants ont fait ça somme des grands, ils nous ont offert une belle leçon!
Merci vendredi - merci les enfants!
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Droit devant, sans regarder en arrière...
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mercredi 2 février 2011

3 ans et 9 dodos


Il y a trois ans, j'étais tellement malheureuse, épuisée et découragée. C'est que voyez-vous, ma vie n'est pas simple et que pour passer au travers ses épreuves, ça prend beaucoup d'énergie, de force et de confiance. J'avoir perdu espoir...

Aujourd'hui, ma vie n'est peut-être pas plus facile, mais moi, je vais mieux. Tellement mieux.

Ce soir, je suis très fatiguée, j'ai les jambes lourdes, mes mots se mêlent et je suis écrasée sur le divan, entourée de coussin, avec une doudou et depuis 8h00, je zappe autant sur le net que sur la télé. J'ai le cerveau à "off" et j'apprécie énormément ce moment. Pas de boîtes pour ce soir.

Dans 9 dodos, nous déménageons dans notre nouvelle maison. Mon retour au travail se passe bien, j'apprécie retrouver le contact avec les jeunes, voir leurs yeux briller quand ils ont enfin compris. Je ne trouve pas ça facile, je suis arrivée tôt, je suis partie trop tard, je n'ai pas pris de pause sauf une vingtaine de minutes pour dîner et je n'ai réussi qu'à faire le minimum. Mais, j'y ai mis tout mon coeur.

Je suis allée chercher Fillette, puis Fiston et un énorme banc de neige nous attendait. Tant pis, il était temps de manger! Puis, de prendre un peu de temps avec les enfants, vider les boîtes-à-lunch-zéro-déchet-mais-12-petits-plats-à-laver, ranger un peu, se coller sur le divan (haut lieu de rencontres familiales) en regardant un vidéo, deux chansons, 4 bisous et hop! Bonne nuit les cocos!

9 dodos et plein de projets nous attendent pour les prochains mois. Je rêve, je me renseigne, je bouquine et je fais des plans dans ma tête... J'ai hâte de sentir les choses, d'observer la lumière, les étoiles et de découvrir les bruits et la personnalité de mon nouveau cocon. Je sais déjà que le coin est tellement beau!

Je suis heureuse, fatiguée, un brin anxieuse, mais tellement vivante! Et je suis si reconnaissante... Ma vie n'est pas plus simple, mais moi, je vais mieux. J'ai le goût de vivre, de construire mon nid, de créer mon espace, d'en offrir un pour mes enfants, de désirer et enfin aménager les pièces de cette nouvelle demeure. Une à la fois.

9 dodos, 9 journées et une nouvelle étape symbolique commencera. Il y a 3 ans, je broyais du noir, aujourd'hui, c'est avec beaucoup d'espoir que je me prépare à rejoindre ma blanche campagne.


*La photo a été prise en décembre dernier, de ma voiture... Elle n'est pas extraordinaire, mais pour moi, elle illustre bien mon rêve.