jeudi 30 juin 2011

Plaisir solitaire


Plaisir solitaire...


L'été, c'est la saison des salades! Les légumes colorés, frais et abondants, la chaleur et les repas à l'extérieur s'y prêtent vraiment. Je ne suis pas une grande chef, juste une gourmande créative qui prend ses idées ici et là. Avec les années, j'ai découverts mes indispensables pour réussir mes salades: 2 ou 3 sortes de légumes, une source de protéine, du croquant et un peu de sucré. J'ai aussi beaucoup de difficulté à suivre une recette à la lettre. Je vous en offre donc une à ma façon (sans mesure exacte!).

Elle est parfaite un lendemain de vielle. Je m'explique. Ça prend des restes... De tacos! Nous sommes une petite famille, alors il nous reste toujours de la viande et des coquilles que je me réserve en cachette. Et pour mon prochain lunch, je me prépare de la laitue croquante, de belles tomates juteuses, un peu de maïs (en canne pour le moment!), du fromage râpé (du jaune, du blanc, du fort, du léger, celui que vous avez!) et hop, j'ajoute sur le tout ma viande réchauffée quelques secondes et je me retrouve avec une belle salade tiède mexicaine.

Piments de couleurs (ok, on dit "poivrons", mais moi, j'aime pas ce mot), coriandre fraîche (trop paresseuse pour aller au jardin ce midi), légumineuses, olives noires, avocat, et autres petites touches personnelles sont toujours appréciées pour varier la recette. Ha! J'oubliais, j'y ajoute des coquilles tacos brisées pour un peu de croquant.

Il ne me manque plus qu'une petite bière pour me croire
en vacances quelques minutes, seule sur mon île,
à rêvasser jusqu'au prochain "Mamannnn"!


* Pour d'autres idées de recettes faciles, vous pouvez aller ici.

*Décharge: je fais partie du programme d'agent de liaison Vivre Délicieusement (Life Made Delicious) et je reçois une compensation pour mon affiliation à ce groupe. Naturellement, les opinions dans ce blogue sont les miennes.

Comment éviter LA crise? 3e partie

Une seule photo qui réunit un kit parfait:
casquette préférée, crayons, papiers, collation, jeux de cartes et...
Nouveau gadget reçu à son anniversaire: un DS!

Je faisais une certaine forme de résistance contre cela, mais je dois avouer que ça change nos vies.
Et si on établit des règles, ce n'est pas vrai que nous arrêtons de se parler et de jouer dehors.
C'est comme pour le téléphone intelligent et autres bébelles...

La modération a bien meilleur goût.

mardi 28 juin 2011

Un concours pour fêter le congé scolaire?

Hé! Hé! C'est une grande première pour Mamanbooh! Pour souligner le congé scolaire qui commence (et mes vacances!), je vous offre un beau concours d'une valeur de 100 $ ! Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'adore les concours...

Bon, j'avoue que sans mon commanditaire, je ne pourrais que vous offrir une p'tite recette, mais avec Vivre Délicieusement, envoyez-moi vos recettes faciles préférées et courez la chance de gagner l’ensemble-cadeau « Célébrez l’été avec Vivre délicieusement » d'une valeur de détail de 100 $, comprenant des ustensiles BBQ, un nécessaire à pique-nique (assiettes et napkins colorées) et des produits délicieux : Cherrios (dont les nouveaux Cheerios au chocolat!), Old El Paso, Betty Crocker, Nature Valley…

Pour moi, quand on dit vacances, je sens les rayons du soleil me chauffer le dos et surtout, ça annonce un congé de cuisine pour moi, Papabooh était le roi du B.B.Q. (ne lui dites pas, mais je sais comment ça fonctionne...). Cependant, mon homme met docilement les viandes achetées par sa douce (moi) sur le barbecue et on commence à manquer d'originalité: brochettes, steaks, hamburger, hot-dog, brochettes, etc...

Le jeu est ouvert aux résidents canadiens uniquement et vous avez jusqu'au 7 juillet, minuit, heure de Montréal pour participer. Pour gagner, vous devez simplement m'envoyer une photo de votre homme devant son barbecue!

Bien non! Juste me laisser votre idée de recette en commentant ce billet et c'est... Barbecue! N'oubliez pas de partager la bonne nouvelle!

Bonnes vacances, bon barbecue!

* En panne d'inspiration, vous trouverez 10 excellentes idées ici
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*Décharge: je fais partie du programme d'agent de liaison Vivre Délicieusement (Life Made Delicious) et je reçois une compensation pour mon affiliation à ce groupe. Naturellement, les opinions dans ce blogue sont les miennes.

Pourquoi 4 jours au camp de jour !?!


Aujourd'hui, nous avons fait notre mois de juillet sur notre calendrier familiale. Nous y avons noté les r.v. importants, les pratiques de soccer de Fiston et de Fillette, le voyage à l'extérieur de Papabooh! et les journées où les enfants iront au CPE (camp de jour pour ma fille, groupe des ballons pour mon fils).



Après 4 mois, j'ai enfin accroché mon calendrier sur le babillard qui n'est pas encore terminé. C'est un bon début, il est plier et caché sur le côté de mon armoire à pain depuis notre déménagement... À force de vouloir bien faire les choses, on était privé de la vue de notre outil qui nous simplifie tellement la vie pourtant...



Plus tard, alors que nous revenons de l'épicerie en voiture en écoutant Martine est malade, Fillette me lance de son banc fleuri la question suivante: "pourquoi 4 jours?" Heu... Après un certain délai, je comprends qu'elle parle du camp de jour et je lui explique (non sans me sentir un peu coupable) que je travaille les 2 prochains jours et que j'accompagne Fiston à l'hôpital mercredi et que... Quand elle rajoute: "pourquoi pas 5 jours, moi! Je veux aller 5 jours bon!"



Hé! Hé! Moi qui pensait qu'elle était déçue, j'avais tout faux.

Mademoiselle veut aller au camp de jour,

tous les jours, même quand c'est congé!

dimanche 26 juin 2011

Fiston, cuisinons!

Parfois, les journées sont longues (comme quand il y a 3 jours de pluie en ligne) et elles ne se passent pas toujours comme on le souhaiterait. Ainsi, faire un jeu du quotidien, ça simplifie bien des choses et en plus, c'est pratique!

Je ne cuisine pas assez, ni assez souvent à mon goût, mais j'aime la nourriture, j'aime cuisiner, essayer des recettes faciles et même en inventer. Je goûte à tout, l'aventure ne me fait pas peur et j'ai transmis ma curiosité à mes enfants pour mon plus grand plaisir...

Des fois, je prépare quelque chose avec un, d'autres fois, je fais le marché avec un autre et à 3, nous découvrons les produits de mon coin (il y a plein de kiosques!). Je fais appel à tous leurs sens, les faisant goûter (mais, je n'ai pas beaucoup de succès de ce côté!), sentir et toucher!



Un classique? La salade de fruits! On prend ceux que nous avons sous la main, on les prépare et les présente dans des verres ou des coupes, on y ajoute du yogourt, du miel ou de la crème fouettée, des noix, des brisures de chocolat ou même de la gélatine aux fruits et miam, on savoure!

Ma prochaine recette à essayer avec mes enfants et les surprendre en même temps sera celle des Tacos desserts, toujours à base de fruits frais, les grands gagnants chez nous (avec du chocolat, on s'entend!).

Et vous, quelles sont vos desserts préférés?
De quelles façons vos enfants mangent et apprécient le plus les fruits?


*Décharge: je fais partie du programme d'agent de liaison Vivre Délicieusement (Life Made Delicious) et je reçois une compensation pour mon affiliation à ce groupe. Naturellement, les opinions dans ce blogue sont les miennes.

vendredi 24 juin 2011

Comment éviter LA crise? Suite...


Nous sommes donc partis tôt pour éviter d'être en retard et à notre arrivé, nous avons eu le temps d'aller prendre une collation (encore un café pour moi!) et même de jouer dans la salle d'attente. J'avais apporté des dominos et des cartes de Diego et nous avons joué avec beaucoup de plaisir pendant quelques minutes.

Puis, notre nouvelle ergothérapeute est venue nous chercher et là, j'avoue que j'ai eu une nouvelle bouchée de chaleur... Nous l'avons suivi jusqu'à sa salle et heureusement, un ange est passé! Ça a super bien été. La piscine à balles, l'ouverture, la souplesse et l'expérience de l'ergo ont aussi aidé. Fiston et Madame ont fait plusieurs jeux moteurs (soccer, badminton avec un ballon, plongeons dans les balles, etc...) puis, nous sommes passés à la table pour des activités de dextérité fine comme dessiner, coller et découper. Le courant a passé et Fiston était coquin, tout sourire et de très bonne humeur.

Vers la fin, il a commencé à manifester des signes de fatigue et aussi à verbaliser que lui, il en avait assez et qu'il voulait partir à la maison. Deuxième bouffée de chaleur pour moi! Nous sommes allés attendre la psychologue dans la salle de jeux et là, j'ai trouvé un suçon de sucre d'orge dans mon sac qui lui a cloué le bec (dans tous les sens!!!). Quand la dame est arrivée, ils sont partis ensemble et je me suis retrouvée toute seule à ma grande surprise...

Ils sont revenus une heure plus tard, souriants et moi, j'ai évité une autre bouffée de chaleur. Alors là, le renforcement positif était à l'honneur et nous avons eu un reste de journée merveilleuse avec un dîner au maïs soufflé-chocolat-barbotine, un petit budget pour les jeux vidéos (un vingtaine de jetons), un film 3D (Kungfu Panda), un arrêt au bar à bonbons et même un souper au resto du coin avec Papabooh! Le coût de cette journée? Pas mal trop élevé, mais tant qu'à manquer une journée de travail ($$$), payer un stationnement ($) et faire un plein d'essence ($$), pourquoi pas une sortie 5 étoiles au cinoche avec son champion?


Nous avons un abonnement pour les prochains mercredis et la semaine prochaine, c'est le film Cars 2 qui sera notre motivation du jour. Ça fait gros un peu quand je raconte ça ainsi, mais si ça marche, si nous pouvons aller à ces r.v. sans trop de dommages collatéraux, et bien, pourquoi pas. Heureusement, j'avais inscrit Fillettes à des activité les mercredis et je suis toute disponible pour mon petit homme.

Mission accomplie, sans crise et surtout, beaucoup de plaisir en prime!
Mais quelle grosse journée... La nuit venue, je ne trouvais plus le sommeil,
trop de stress et de fatigue, mais le lendemain, mon boulot m'attendait.

*Une autre fois, je vous donnerai plus de détails sur ce qui est envisagé pour mon fils tant au niveau du diagnostic que des thérapies à venir. Une chose est de plus en plus précise, nous sommes à la bonne place, pour les bonnes raisons, au bon moment...

jeudi 23 juin 2011

Boom!

23h20...

Je suis au salon entrain de regarder le show de la St-Jean, à défaut d'être sur le bord du feu (il mouille!) quand j'entends un gros boom!

Habituellement, je suis déjà debout avant la fin du bruit.

Au "B", mes sens sont en alerte!

Au premier "O", je me lève et toutes les choses qui m'entourent virevoltent!

Au deuxième "O", mon sprint commence et je m'élance vers le bruit suspect!

Au "M", j'arrive sur les lieux avec seulement quelques secondes de retard....

Mais, ce soir, je suis plus zen, moins anxieuse... Les symptômes de mon SSPT sont moins présents, nous sommes heureux dans notre nouvelle maison, l'école vient de terminer, les enfants vont bien, les vacances s'en viennent, etc...

Donc, à 23h20, un gros boom me vient du haut. Fiston? Fillette? Je décide d'attendre et de voir ce qui suivra alors qu'habituellement, je suis déjà au 2e étage. Puis, j'entends un "maman?" suivi de "moi tombé lit!".

C'est ma fille! Je lui demande si elle souhaite que je vienne la rejoindre et j'entends un petit oui. Je monte les marches 4 par 4 et je rejoins ma princesse chocolat pour la border à nouveau et après un dernier câlin je retourne lentement au salon. Songeuse...

C'est la première fois que je suis si calme. On dirait que mon bouton de panique est en pause. Quel bonheur! On dirait que les choses se placent. Fiston a eu 5 ans, ce qui veut dire que cela fait un peu plus de 5 ans que j'ai vécu des moments dramatiques, enceintes de plus de 30 semaines et ayant peur perdre ma cocotte. 5 ans, c'est long et vite à la fois, mais maintenant, j'ai l'impression que je peux enfin passer à autre chose. Enfin!

Amenez-en des booms!

mercredi 22 juin 2011

Comment éviter LA crise?

Ce matin, c'était la 3e rencontre à Ste-Justine pour mon fils en psychologie et la première en ergothérapie. La semaine dernière, comme nos deux enfants avaient chacun un r.v. à quelques minutes d'intervalles, dans deux blocs différents, j'étais finalement allée en neurologie avec ma fille et j'avais laissé Papabooh accompagner Fiston. Heureusement pour nous tous, cela avait bien été.

Aujourd'hui, j'appréhendais un peu (pas mal beaucoup!) ma journée. J'avais pris le soin (il y a du progrès quand même) de prendre du recul, de consulter ma thérapeute, de trouver mes limites et de placer une ligne entre ce que j'acceptais comme crise (et coup !) et ce que je ne voulais plus vivre...

Dans ma tête, il était clair que même s'il avait besoin de ces évaluations pour établir un diagnostic et surtout un plan de match pour l'aider, c'était la dernière fois que j'allais avec lui à Ste-Justine si les conditions se détérioraient comme cela arrive parfois depuis 2 ans. Je ne suis plus capable de traîner une bombe gigotante de 50 livres qui hurle, qui frappe, qui mord, sur plus de 100 mètres. Imaginez sur presque 1 km!


Les règles et les conséquences étaient très claires et maintes fois répétées. Si ça allait bien, nous allions au cinéma juste tous les deux et dans le cas contraire, Fiston retournait au CPE parce que maman serait épuisée et qu'elle aurait besoin de se reposer après cette aventure, toute seule, pour éviter un drame! En fait, le retour au CPE est l'idée de Papabooh! Je la jugeais sévèrement avant de l'essayer, mais j'étais rendue là. Point.

De plus, Fiston avait un petit sac à dos contenant un kit pour la survie d'un garçonnet de 5 ans: gourde, collation, jeux de carte, domino, DS, etc... Et moi, j'étais habillée de mou, boostée au café, avec un petit sac léger et prête à tout!

Est-ce qu'aujourd'hui, nous étions pour éviter LA crise?
La suite demain...




lundi 20 juin 2011

Formule gagnante!







Bataille d'eau, soleil, visite de la ferme voisine, ballon-volant, soleil (!), petits amis, grands-parents, 2 gâteaux au chocolat, feu de camp, ciel étoilé, pâté chinois, lait au chocolat, etc... Voici notre formule gagnante pour souligner l'anniversaire de mon petit homme. Simple, facile, abordable et surtout beaucoup de plaisir! Au goût de la vedette du jour (parce que boire du vin avec du pâté chinois, ce n'est pas dans mes meilleurs accords vins-mets!), avec les moyens du bord et l'énergie de l'ingénieur en chef (moi!). Déjà 5 ans...

Pas de méga sacs à surprises pour les invités, pas de sortie dans un truc où tout est compris, même si comme 2e option, cela nous tentait, pas de repas élaborés ni de beaux gâteaux faits aux petites heures du matin, (je suis trop à la course présentement), juste des "smarties" ajoutées sur ceux du marché, pas de grosse chasse au trésor, juste des petits pièces de jeux jaunes cachées ici et là, pas encore de vraie piscine, mais un coin d'eau juste assez grand pour s'y asseoir et des lances à l'eau pour tous, un nouveau jeu de ballon-volant, parfait pour les paresseux qui ne veulent pas courir après le ballon, pas de gros module, juste nos vieilles balançoires rouillées, etc...

Pourtant, nous avons tous eu du plaisir et la visite à la ferme
(merci chers voisins!) a été un grand succès. Un veau, c'est gros!
Des chèvres, quand on les poursuit, ça court vite...


Et avec quelle phrase notre fêté a-t-il accueilli son premier invité? "Viens, on va aller enlever des mauvaises herbes!" Devant la maman, j'ai failli m'étouffer... Lol!!!

samedi 18 juin 2011

Bonne fête Fiston!


Voici ma vedette du jour! Mon petit homme a 5 ans et lors de son souper d'anniversaire, nous nous sommes amusés Fiston et moi avec mon appareil photo et mes vieille lunettes. Et ce soir, avant d'aller au lit, je suis allée sur Picnik pour relaxer après ma journée bien remplie.

Ça nous fera un beau souvenir, juste pour nous deux...

Bonne Fête Fiston!

mardi 14 juin 2011

Doux printemps, doux moments...

Fiston en pleine action.

Notre voisin, notre jardin (il y a quelques semaines déjà)

Notre puits artésiens, notre feu quotidien.

Mes fleurs, mon bonheur...

lundi 13 juin 2011

Pourquoi pas avec des fleurs?


Des fleurs de jardin, des bouquets de pissenlits, des branches de lilas, des petits semis qui viendront grands, des poignées de muguets, des fleurs coupées, des pots de fleurs aux bouquets de fleurs, j'aime les fleurs, leurs couleurs et leurs odeurs.

Petite, je me faisais un devoir d'en apporter aux professeurs et depuis que je travaille en milieu scolaire, je suis toujours contente d'en recevoir. Je lance même des messages plus ou moins subtiles quand les lilas embaument...

Il y a quelques semaines, c'est mon fils qui a voulu préparer des fleurs pour son éducatrice. Alors, au petit matin, nous sommes allés en couper quelques unes. Fillette en voulait aussi, elle les as offertes à la conductrice de la berline. Dans les deux cas, cela a apporté beaucoup de bonheur aux destinataires!

Avant de partir, j'ai juste eu le temps de les prendre en photo.
C'est qu'ils grandissent mes loupiots!
Comme de la mauvaise herbe...
-xox-


dimanche 12 juin 2011

Vous aimez Mamanbooh?


Alors suivez-moi sur ma page Facebook!
Un petit plaisir gratuit, à consommer à volonté.


samedi 11 juin 2011

Tomber. Méditer. Rebondir.


Une titre à la Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert, mais qui n'a en fait rien à voir avec son oeuvre, et qui ressemble plutôy à mon propre mode de survie en période de crise.

Des fois, je ne les vois pas venir, alors que par moment, je sais qu'elles me guettent... Que le ciel me tombe sur la tête, qu'une mauvaise nouvelle m'arrive par la poste ou que la maladie gagne du terrain, quand une vraie "badlock" m'arrive, à moi ou un de mes proches, j'ai remarqué que je vivais cette épreuve souvent avec le même déroulement.

Que je sois en état de choc pour plusieurs mois ou quelques minutes, j'ai toujours l'impression de tomber très bas, d'être attirée par le fond, que quelque chose de puissant s'ouvre en moi. Puis, volontairement ou pas (plus souvent qu'autrement), les larmes viennent. Abondantes, parfois humiliantes, mais toujours apaisantes. Je recule. Je me cache en rêvant d'un p'tit trou noir, d'une retraite secrète, de câlins réconfortants, de douceur.

Et puis, si j'attends un peu. Que je mets sur le mode "stop! On arrête tout!" que je prends le temps de m'arrêter (ce qui n'est pas toujours facile), que j'en parle un peu, avec les bonnes personnes (parfois au coût de 70 $ de l'heure), que je me recentre, que je soulage mes douleurs physiques (une autre dépense justifiée), que je m'offre le luxe de quelques minutes ou quelques heures de bons moments juste pour moi (bain, lecture, jardinage, écriture, etc...), etc...

Je rebondis.

Parfois, je ne m'en rends même pas compte! Alors qu'à d'autres occasions, je sens une force me remplir et m'animer et hop! Je repars. J'avance. Je fonce. J'exécute. J'aime. Je vis à nouveau. Le méchant est toujours présent, mais il prend de moins en moins de place. Je l'oublie, je le contourne ou parfois même je le chasse.

C'est comme dire un, deux, trois! C'est juste plus long et douloureux...
Et vous, quels sont vos trucs pour ne pas vous laisser envahir par les aléas de la vie?


mercredi 8 juin 2011

Différent!?! La suite...


Hier soir, en écrivant mon dernier billet sur mon fils, j'ai renoué avec mes premiers sujets d'écriture, d'où la naissance de se blogue et ce soir, j'ai encore terriblement besoin d'écrire, de m'exprimer, de laisser aller ma colère, ma peine et ma douleur.

Avec les réseaux sociaux, on développe plusieurs relations tant sociales, amicales que professionnelles et comme j'ai reçu beaucoup de marque de sympathie depuis hier, je vais donner des nouvelles ici, incapable de répondre personnellement à tous et surtout parce que j'ai un gros moton juste là, dans la gorge.

Alors, si vous voulez savoir si notre rendez-vous à Ste-Justine pour Fiston à bien été, la réponse est: "NON"! Si vous doutez encore, en gros, je pourrais vous résumer ça en une *?%*?&*($@#$ de crise de jeune homme, doublé de divers sentiments dont la culpabilité, la peur du jugement, la colère, l'écoeurement...

Nous sommes partis très tôt demeurant plus loin qu'avant avec des munitions pour faire face à la chaleur accablante, la soif, la faim et l'ennuie. EN fait, l'auto était presque pleine et j'avais peur d'oublier quelque chose. Je suis allée chercher ma mère en chemin. Elle voulait venir.

Sachant que ce n'est pas facile, elle voulait m'accompagner, mais c'était un petit détour qui s'est transformé en un pas mal plus grand quand j'ai voulu rejoindre l'autoroute et qu'elle ne savait plus par où passer.

Arrivés en avance, nous avons eu le temps d'aller prendre une petite collation et ma mère a échappé son café sur la table. Heureusement, Fiston n'a rien reçu. Je fus moins chanceuse... Pas de brûlure, mais de belles grosses taches sur ma chemisette blanche! Il était à peine 9h00 et j'étais déjà sale et en nage.

Jusqu'à notre arrivée à la salle d'attente, tout allait super bien, même que ma fille était un brin jalouse ce matin quand don frère parlait de sa journée avec maman et de nos projets communs. C'est quand la psy est venue nous chercher que cela a commencé. Fiston ne voulait pas y aller. Point. J'ai du le prendre et en voyant son bureau, il a éclaté, s'est sauvé et il est allé se cacher sous une table dans la salle d'attente.

Je ne savais pas trop quoi faire, j'étais À LA PLACE où on était pour m'aider, mais je me sentais bien seule. Je suis finalement allée le chercher de force et j'ai dû faire un arrêt d'agir après avoir reçu plusieurs coups et griffures. J'évitais les morsures en pleurant, alors que ma mère bouillait de me voir ainsi traiter et que la psy ne disait pas rien. J'ai finalement demandé à ma mère de nous attendre dans la salle réservée pour cela, mon fils s'est encore échappé et après plusieurs minutes de cris et de coups sur les objets, la psychiatre est venue demander à Fiston pourquoi il était ainsi et elle nous a aussi proposé une salle comme pour les autres r.v.

S'y rendre ne fut pas facile, on en a profité pour demander à Mamie ce que j'avais bien pu dire à mon fils pour qu'il soit si terrorisé (argggh!) et nous avons finalement fait une petite rencontre en jouant avec la pâte à modeler une trentaine de minutes. À la fin, j'ai su que nous aurions plusieurs autres rencontres (pas moyen d'avoir une plus précise) et je suis repartie brûlée, avec le désir de me mettre moi-même en boîte et de m'expédier à l'autre bout du monde et en espérant geler avant dans la soute à bagages!

Le r.v. était terminé, mais la partie n'était pas encore gagnée, nous devions nous rendre à l'auto et Ste-Justine est immense, pleine de pavillons et les stationnements sont éloignés. On devait faire une bonne marche et ma mère était très incommodée par la chaleur, mon fils n'arrêtait pas de demander mille choses et moi, j'avais mon voyage (oups, je me répète).

Quand nous sommes passés devant la pharmacie (qui vend tout ce qui attire les enfants, à gros prix en plus!), j'ai failli avoir une nouvelle crise. Fiston voulait une surprise, Il s'excusait et disait que ça avait bien été à la fin. Je lui ai montré mon bras et mes marques en lui disant que je n'acceptais pas qu'il me fasse mal ainsi et qu'il n'était pas question de faire un achat.

Vers 11h00, nous quittions enfin le stationnement et le plan initial était que nous restions chez Mamie pour nous baigner à la grande piscine creusée. Mais moi, je n'en avais vraiment plus le goût. Je ne souhaitais qu'une chose, retourner chez moi. Je me trouvais poche en même temps, me disant que ça serait bien de vivre un beau moment avec mon fils en se baignant ensemble. Mais pour une rare fois, je me suis choisie et nous sommes retournés chez nous pour faire une sieste et mettre mon bouton à "OFF".


Avant de retrouver ma campagne, j'ai quand même eu droit aux questionnements de ma mère qui ne me juge pas, mais qui ne comprend pas comment ça se passe de nos jours alors qu'eux étaient terrorisés par leurs parents et les médecins et n'osaient dire un mot, encore moins faire un spectacle dans une salle d'attente... Ouf! J'aurais peut-être dû le frapper quelques fois, il se serait peut-être tu, on aurait eu droit à un signalement à la DPJ et éventuellement des services. Grrr! Et re-grrrr!


Au retour, l'ambiance a été houleuse, même Fillette était fébrile et elle pleurait pour rien. Un orage se préparait... J'ai même eu droit à une remarque assassine du genre que c'était probablement de ma faute si mon fils faisait des crises ainsi quand je suis avec lui. Je vais laisser retomber la poussière et allez me coucher et dormir pour oublier cette mauvaise journée. Demain, une autre m'attend et je devrai être en forme.

J'aime mon fils et peu importe les futurs résultats, il sera toujours le même petit garçon avec ses forces et c'est défi. Mais aujourd'hui, j'aurais vraiment aimé vivre autre chose, un semblant de normalité et de la compréhension de mes proches. Je me couche le coeur gros, les yeux humides, en espérant que je vais oublier ce moment rapidement.




mardi 7 juin 2011

Différent, mais à quel point!?!


Avec ce billet, je reviens aux premiers sujets de ce blogue,
soit parler de mon quotidien de maman d'enfants différents...

Mon petit homme en pleine action

Demain, je retourne à Ste-Justine avec mon fils pour une évaluation en psychologie suite à la demande de la pédopsychiatre. Il y a un an, nous y allions à chaque semaine pour un bloc en orthophonie et c'était l'enfer...

Les premières rencontres, il refusait tout simplement de participer, il s'opposait et il arrivait même à fuguer. J'ai eu droit à des crises de colère incroyable et cela a commencé à aller mieux seulement vers la fin. Nous sommes repartis avec une référence pour le centre de réadaptation et une hypothèse de trouble de langage.

À la même époque, notre pédiatre avait aussi fait une référence en pédopsychiatrie suite à une visite avec mes enfants où mon fils a fait toute une colère en frappant les murs et sa maman. J'étais un peu désemparée et au bout du rouleau. Je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, mais quoi? Depuis ses 18 mois, nous avions fait les demandes pour des évaluations en orthophonie. Étant le frère d'une dyspraxique, Fiston était déjà à risque...

En fait, il a toujours été sur le bord de la ligne qui différencie un trouble d'un retard. Il semblerait que je ne suis pas la seule qui trouve difficile d'identifier le tout puisse qu'en plus d'une évaluation en psychologie, la pédopsy a aussi demandé une évaluation en ergothérapie. Et ça commence demain.

Je n'ai pas vraiment le goût d'aller à Ste-Justine (nous vivons dans les Basses-Laurentides), d'être prise dans le trafic, de suer (il n'y a pas d'air conditionnée et il annonce plus de 30) et de recommencer des rencontres qui vont peut-être se terminer en un méga spectacle dans le hall de l'hôpital, mais je vais essayer d'y aller en étant le plus positive possible, en prenant cette journée comme un moment spécial avec mon petit garçon.

Un pas de plus vers un diagnostic et ses troubles associés. À l'ombre de ses 5 ans, alors que j'étais attentive et pro-active dans mes démarches (au deuxième enfant, on a plus d'expérience) depuis ses 18 mois, mon fils aura peut-être enfin les services auxquels il a droit. Lui aussi. À suivre...

n.b. je ne cours pas après les diagnostics, mais savoir et comprendre ce qui ne va pas pourra nous aider et surtout aider mon fils dans son parcours scolaire, sa vie familiale et sociale.

samedi 4 juin 2011

Ça n'arrive qu'à moi!


Voici une nouvelle chronique des plus divertissantes qui, je le souhaite, ne sera pas trop populaire ni régulière. Son titre peut sembler un brin psycho-dram, mais rassurez-vous, il n'est pas ici question de me plaindre de ce ciel qui ne cesse de me tomber sur la tête, mais plutôt de vous faire rire en vous partageant mes péripéties.

J'ai toujours été gaffeuse et l'aventure ne m'a jamais fait peur, ajoutez à cela fatigue, curiosité, manque de concentration et impulsivité et vous avec tous les ingrédients d'un personnage plus grand que nature. Étant plutôt du genre loquace pour ne pas dire mémère, j'ai toujours aimé raconter mes histoires et en rire était une bonne façon de dédramatiser le tout.

Envie d'en savoir plus? Je vous laisse languir ou je commence maintenant?

Ok, je vous partage la dernière en temps réel. Mais s.v.p., gardez cette histoire pour vous, je n'ai pas encore osé en parler à Papabooh et comme il passe ici de temps en temps, j'ai encore quelques jours pour l'en informer...
Lundi dernier, je suis allée mettre de l'essence et les dessins gravés dans la poussière par mes enfants sur les portes du camion m'ont convaincue de m'offrir un lavage en prime. Arrivée devant la porte du garage, après avoir rentrée mon code, je devais mettre le véhicule sur "P". Depuis mes 17 ans, je conduis manuelle et j'ai encore de drôles de réflexes lorsque je prends le camion. Alors, il semblerait que j'ai placé le bras de vitesse sur "D" et...

Je suis allée frapper l'auto qui était devant moi, en même temps que de grosses brosses bleues pleines de mousse qui faisaient tout trembler: bang! Bang! L'enfer quoi! Au début, je ne comprenais même pas ce qui m'arrivait. Au 2e impact, je me suis réveillée. Heureusement, il n'y a pas eu de dommage, juste une grosse frousse, une peur du ridicule et un grand éclat de rire...

Et vous, avez-vous parfois l'impression que ça n'arrive qu'à vous?
Que vous êtes mal luné(e)?