lundi 31 octobre 2011

Ode aux championnes du déguisement de l'Halloween::les mamans!

Maman-pirate?
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Ce texte, il m'est venu ce matin, en faisant la tournée des médias sociaux et en jasant avec une amie. Je le dédie à toutes les mamans* du monde qui aujourd'hui, seront les reines du déguisement (comme tous les autres jours de l'année d'ailleurs...).

Il a les déguisement des enfants, ceux que l'on fabrique soi-même (je vous lève mon chapeau), ceux que l'on échange avec nos copines, ceux qu'on achète avec un serrement au coeur en pensant à Noël qui approche, ceux que l'on transforme pcq ça pique, ça gratte ou que c'est trop long, trop grand ou trop serré. Ceux qu'on invente en fouillant dans nos choses, ceux qu'on met rapidement de côté pcqu'on sait que nos enfants ne pourront les mettre à l'école (trop dangereux le masque), ou à la tournée des bonbons (trop petit pour s'habiller chaudement dessous) ou qui vont tout simplement contre nos valeurs (violents, vulgaires, sexués, etc...).

Il y a aussi les déguisements préparés et rêvés longtemps d'avance qui, le jour H, ne font plus mystérieusement (comme le costume de Spiderman de mon fils qui se détachait à chaque fois qu'il bougeait ce matin - et il bouge tout le temps! ), qui déchirent en les enfilant (la robe de Blanche-Neige de ma fille, alors qu'on mettait les bottes de neige - pas grave, ça va avec l'histoire!), sur lesquels on renverse une verre de jus de raisin où dont on a perdu un morceau pendant le week-end (une coccinelle sans antenne!?! Une sorcière sans chapeau?).

Il y a aussi ceux des mamans qui se déguisent tour à tour en maquilleuse, infirmière, couturière, cuisinière, clown, banquière, psychologue, etc... Prêtes à tout pour que leurs enfants passent une merveilleuse journée. Qu'il ne soit pas différent des autres, qu'il ait la bonne collation, la bonne boîte à lunch, alors qu'il fait des allergies sévères.

Sans oublier celles qui afficheront un sourire même si ce soir, le coeur brisé, elles ne seront pas avec leurs enfants (garde partagée oblige), celles qui resteront calmes toute la journée, même si la peur d'un choc anaphylactique se produise à l'école les hante, celles qui partiront dans les rues, sachant qu'au retour et pendant la nuit, leur enfant anxieux auront des réactions (cauchemars, eczéma, peurs, ect...). Et pour finir, celles qui demain, devront s'armer de patience parce qu'elles accueilleront nos enfants fatigués et excités en classe et/ou en garderie et les accompagneront toute la journée parce que la vie continue.


Alors, dans votre journée stressante, prenez un petit moment pour vous féliciter, pour vous encourager pcq moi, je vous trouve TOUTES bien bonnes, vous m'impressionnez et je vous dis BRAVO! Dans mon livre à moi, vous gagner le concours du déguisement !!!

Il n'y a pas à dire, vous êtes les plus grandes magiciennes de la terre!
Les reines du costumes, les championnes de l'improvisation.
Je vous fais un beau "thomb up"!


*Désolée pour les papas, je ne parle pas de vous, même si je sais que plusieurs ont un second rôle important... Manifestez-vous! Partagez avec nous votre réalité. Commentez ou... Passez votre tour! :-P

samedi 29 octobre 2011

Halloween: les enfants d'abord!


Pour commencer, il y a quelques jours, j'ai lu le texte de Miss Parfaite et je le porte en moi depuis. Elle nous rappelle que l'halloween est une des rare fêtes où les enfants sont tous égaux... Ensuite, je suis dans une drôle de passe ou je lâche prise sur beaucoup de choses, avec des bons et des moins côtés.

Une phrases me revient souvent en tête: "laissez venir à moi les petits enfants". Je ne sais plus trop d'où elle me vient (héritage judéo-chrétien?), mais quand je regarde les décorations d'halloween de la maison, je trouve que ça sonne bien.

Des preuves? Voici les photos de nos décos réalisées et installées par mes enfants. Moi, la seule chose que j'ai faite a été de les encourager et parfois de ravaler mes commentaires au sujet du look chargé! Après tout, l'halloween, c'est la fête des enfants, non? Les petites comme les grands...





Pour des idées de citrouilles originales, cliquez ici. Pour des précisions sur les origines de la fête du côté de la Lorraine, cliquez ici, pour des gâteaux terrifiants, cliquez ici et enfin, pour un dossier spécial sur l'halloween, c'est ici que ça se passe!


*Décharge: je fais partie du programme d'agent de liaison Vivre Délicieusement (Life Made Delicious) et je reçois une compensation pour mon affiliation à ce groupe. Naturellement, les opinions dans ce blogue sont les miennes.

jeudi 27 octobre 2011

Halloween :: photos, décorations et inspirations...


Psst! C'est par ici semble dire le hibou! Remarquez,

une princesse est aussi passée par là...



Quand M.Patate rencontre sa citrouille, ça donne ...



Petite couronne pour décorer l'entrée.



Camille, la reine des dents!



Le beau fantôme de Fiston, réalisé à l'école



Quand Mamanbooh n'est pas là, Papabooh!

prend la relève et fait ses premières citrouilles

avec les enfants! Ils en parlent encore...



Cette année, mon fils me pousse dans le dos pour décorer. Une fois les boîtes sorties, ça n'allait pas encore assez vite, alors, du haut de ses 5 ans, il a pris le contrôle de la situation et il est en train de transformer toute la maison, aidée de sa grande soeur. Il y en a presque partout, c'est chargé, un peu croche, mais malgré tout assez réussi.



Pourtant, quand je vois les décorations de certaines blogueuses comme ici, là et encore par ici, je trouve ça très joli, mais ça ne sera pas pour cette année. Je manque d'énergie et je ne veux pas freiner l'élan créatif de mes enfants (hum..). Je mets donc du matériel à leur disposition et je les encourage à bricoler et à dessiner. Et... Ça marche!



Vous n'êtes pas dans le "beat", vous manquez d'inspiration? Allez lire l'histoire à 6 mains, illustrée par Marie-Loïc "La maison aux citrouilles": vous trouverez ici la première partie chez Maman 3.0 ,ainsi qu’ici la suite chez Karo Créations et enfin la conclusions Chez la Belle.

Les sites Têtes à modeler et Korben sont aussi des vrais coffres aux trésors alors que ZetiKa nous propose des idées pour créer autrement des plus originales. Parfait pour se mettre dans l'ambiance, non?



Et vous? Quels sont vos projets pour l'Halloween?



Vous cacher au sous-sol, les lumières fermées en regardant un bon film?


Courir les bonbons avec les enfants?



Toutes ses réponses, en mangeant les bonbons des enfants?!?















Halloween, repas thématiques et collations!

L'assiette de Fiston!

Moi, je suis une fille d'idées, de concepts et de couleurs! J'aime quand c'est original, quand il y aune trame ou un thème en particulier. Quand j'en ai le temps, j'apprécie coordonner les choses, que ça soit un bijou avec mes vêtements, une plante pour mon jardin ou même la nourriture. Il y a plusieurs années, j'étais une vraie petite Creton comme dans La petite vie.

Cette semaine, les enfants étaient en congé pédagogique mardi et ma mère voulait venir passer du temps avec nous, à la campagne. Sans me l'avouer, je sais qu'elle trouve qu'on reste un peu loin maintenant... Elle nous a apporté un bon cadeau, un beau plat de chili maison et pour dîner, j'ai conçu, en quelques minutes, un repas thématique mexicain (ok, pseudo-mexicain, mais les enfants n'y voyaient que du feu!).

Nous avons coupé des tomates en dés, fait cuire du riz blanc, placé le tout dans les assiettes avec du maïs en grain accompagné de quelques chips de maïs et de fromage Tex-Mex. Miam! Après quelques heures à l'extérieur, c'était bon, c'était chaud et plein de saveurs! Ce soir, c'est une thématique asiatique au programme. Ça passe un peu moins bien avec mes enfants, mais nous n'allons pas nous priver pour autant. Et à chaque fois, ils goûtent un peu plus.

Lundi soir prochain, avant la tournée des bonbons, je vais certainement préparer un souper simple où l'orange sera à l'honneur: piment, petites tomates et chou-fleur (tous oranges!) en crudités, macaroni au fromage "orange", bouchées de cantaloup et de clémentine et jus tropical... Orange! Et vous, est-ce que ça vous arrive d'être aussi "Creton" que moi?

Au centre
Halloween 2010 - Nos créations

Halloween 2009 -Félix en action


Halloween 2009 -Camille en amour avec sa citrouille

Pour d'autres recettes facilles, des idées de collations d'Halloween ou même des pochoirs pour décorer vos critrouilles (nous, comme sur les photos, on préfère utiliser nos pièces de M. Patate pour les décorer), n'oubliez pas qu'il existe le site de General Mills Canada.

Sur ce, je vous souhaite une belle soirée, mes enfants sont en train de décorer la maison et... Ouf! Lâchez prise n'est pas toujours facile. Quoique l'Halloween s'y prête bien: si les choses sont croches, mal assorties, ça va avec le thème, non? Je vous reviens avec des nouvelles photos bientôt.

*Mon papa ne comprend pas qu'il ne comprend pas... Pas facile, mais ce n'est pas une raison pour mettre l'Halloween de côté et tout ce qui s'y rattache. Le soir, j'essaye de me garder un peu de patience pour mes enfants et m'amuser avec eux. Ça change le mal de place!

*Décharge: je fais partie du programme d'agent de liaison Vivre Délicieusement (Life Made Delicious) et je reçois une compensation pour mon affiliation à ce groupe. Naturellement, les opinions dans ce blogue sont les miennes.


mardi 25 octobre 2011

25 minutes, top tomate!


Connaissez-vous la technique de la tomate (ou pomodoro pour les "fancy")? Je l'ai découverte dernièrement, je l'ai partagée sur mes réseaux sociaux (un statut très populaire!) et depuis, j'essaye de la mettre en pratique. Quand je lis TOMATE, J'avoue qu'à chaque fois, mon premier réflexe est de penser à Martine Gingras et son amour pour ce fruit, mais il faut croire que je vais devoir m'habituer à cette nouvelle référence...

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Sur twitter, je suis des personnes très dynamiques dont Marie-Annick Boisvert (@marianik1968), spécialisée en stratégie des médias sociaux. Elle nous présente à chaque semaine des gens qui font un travail qui n'existait pas il y a une dizaine d'année: des gestionnaires de communauté. Ce nouveau monde me fascine et j'apprécie ces lectures.

Il y a deux semaines, c'est en lisant le portrait de Marie jo Massy que j'ai déniché un truc pour ne pas se laisser envahir par mille choses sans vraiment avancer dans une ou l'autre: "J’essai de me concentrer sur une tâche sans interruptions ni interne, ni externe pendant 25 minutes, puis de prendre une pause de 5 minutes, c’est la technique Pomodoro, et c’est terriblement efficace, quand c’est bien exécuté"

Ça m'en prenait pas plus pour faire une recherche sur google et trouver toute l'information sur cette technique au drôle de nom. Après quelques lectures, je me trouvais pas mal "out" de ne pas la connaître puisse que ma principale source datait de 2009. Mais bon, j'avoue, je suis quelques fois dépassée. J'y ai même trouvé un minuteur conçu expressément pour cette technique que vous pouvez télécharger ici.

Bref, après un quinzaine de jours, je peux affirmer que cette technique fonctionne aussi bien à la maison qu'à l'école, pour moi uniquement ou même avec les enfants, les miens, les vôtres. Je ne pense pas que sur une journée entière, je serai capable de la pratiquer, mais pour une ou deux tomates, c'est parfait pour avancer de façon concrète, sans trop m'éparpiller (je suis plutôt du type abeille qui butine ici, là, là et là!).

Alors, ça vous dit d'essayer?
Avez-vous un autre truc qui fonctionne bien pour vous?
Lequel? Allez, faites une bonne action et...
Partagez!


lundi 24 octobre 2011

Les étoiles du dodo :: Yoopa!

Ce soir, j'ai mis de côté toutes mes préoccupations familiales et j'ai offert à la maman que je suis et à mes enfants un moment ludique, plein de magie, à oublier notre quotidien et profiter du moment présent.



Nous étions invités au lancement Des étoiles du dodo et même si c'était un lundi soir, en semaine, absolument pas raisonnable pour les nouveaux campagnards que nous sommes, j'ai décidé qu'on était pour être de la fête et aller rencontrer Fred, ses invités et ses jeunes amis. Nous n'avons pas été déçus! Yoopa nous accueillant en grand avec clown, ballons, mascottes, maquillage, cadeaux, invités de marque (des vedettesss!), le tout dans une ambiance fébrile aux couleurs vives.



En fait, Fiston n'avait qu'un seul regret, avoir dû manquer quelques minutes des activités pour aller aux toilettes alors que Fillette répétait qu'elle avait TOUT, TOUT et TOUT aimé. Moi? J'étais tellement contente de voir mes enfants heureux, surmonter leur gêne, profiter du moment présent, se faire des nouveaux amis que j'en ai oublié tout le reste.



Je n'étais plus qu'une maman, entourée d'une faune jeune et dynamique, qui retrouvait son coeur d'enfant et qui tapait souvent des mains la première! Me permettre de vivre pleinement ce moment, en mettant de côtés mes peurs et mes peines, m'a fait beaucoup de bien. J'avais besoin de ça, oublier mes préoccupations, rire et chanter de bon coeur.



Nous sommes revenus en nous promettant d'être au rendez-vous pour regarder les prochains épisodes, en mangeant du chocolat (Oui! Oui! Oui!) et en chantant des extraits entendus pendant la soirée de nos classiques préférés. J'aurai pu profiter de la soirée pour me faire des nouveaux contacts (ça grouillait de personnalités!), mais j'avais bien trop de plaisir à suivre les enfants!



J'ai été impressionnée par la qualité, l'originalité et le traitement de l'image et j'en profite pour lever mon chapeau à l'équipe des créateurs! Mission accomplie, vous pouvez être fiers de vous, le résultat dépasse mes attentes et je vous rappelle que je suis de la première génération de Passe-Partout, une façon détournée de vous avouer mon grand âge et surtout tout mon bagage en émission jeunesse!


Cette nuit, nous serons nombreux à rêver aux Étoiles du dodo!
(Et nombreuses à rêver au beau Stéphane Archambault...)

*Je suis aussi fière de mes cocos qui ont été patients, gentils, polis et généreux en partageant leurs ballons et leur maman avec les autres enfants de notre groupe. De vrais champions!




dimanche 23 octobre 2011

Un jour, tu seras muet...


Je vis présentement une grosse peine d'amour. Mon premier homme, celui dont je porte le nom, est en train de perdre le sien...

Vendredi dernier, j'ai accompagné mon papa à une rencontre d'évaluation au centre de gériatrie de Montréal. Il avait un r.v. avec une neurologue spécialisée qui a été d'une grande patience et d'un non moins grand professionnalisme.

Ça n'a pas été facile. Dès notre arrivé, mon papa ne comprenait plus comment utiliser le système pour payer le stationnement. Après 5 minutes, je suis allée l'aider. Un peu timide, je n'osais pas intervenir avant.

Puis, à chaque fois que nous croisions une personne, mon papa lui demandait si elle n'était pas son neurologue. Autant à la cantine, que dans les ascenseurs ou les corridors, il répétait la même question. Sans même faire une discrimination visuelle, de façon très (trop) familière, du préposé à une autre médecin.

Notre journée fut longue, de 13h00 à 18h05, nous avons été en évaluation avec l'infirmière pour commencer, puis sa neurologue. Elle lui a posé mille questions, j'ai souvent dû prendre la parole, pour expliquer, ajouter ou aider mon papa à répondre.

Parfois, ses réponses me faisaient mal, à d'autres moments, je réalisais qu'un enfant de 7 ans aurait mieux fait, c'était une situation inhabituelle pour nous deux. Gênante aussi. À un certain moment, c'était trop et j'avais besoin d'une pause, de me réfugier pour laisser couler un peu mes larmes. Expirer.

Nous sommes repartis épuisés, avec des références en dysplagie, en orthophonie, en ergothérapie, en neuro-psycologie, en chirurgie, en imagerie médicale (IRM), etc... Le diagnostic de démence vasculaire a fait place à de l'aphasie primaire progressive. Mon père perd ses mots, bientôt, il ne sera plus capable de lire, d'écrire et de parler.

D'ici 3 mois, les évaluations devraient être commencées et nous allons rencontrer à nouveau la neurologue. D'ici 3 mois, je ne sais pas comment je vais faire pour accompagner mon père dans toutes ces démarches. Toutes sortes d'options me sont venues en tête depuis vendredi. Arrêter de travailler. Démissionner. Souhaiter qu'il puisse aller à la plupart de ses r.v. seul. Partager ma semaine entre les r.v. de mes enfants et mon père. Concilier travail-famille-handicaps-parents malades.. Demander de l'aide. Mais à qui?

Mon père n'a pas vraiment d'ami, une seule soeur qui reste loin, un fils en pleine séparation avec deux bébés sur la Côte-Nord et... MOI! Je suis dépassée, découragée et comment dire... Tannée! Je vois la charge émotive et de travail qui s'en vient et je ne sais pas comment je vais m'organiser. Je chercher encore.

Aujourd'hui, j'ai dû répondre à une question qu'il répète souvent depuis l'été dernier. "Est-ce que je vais devenir sourd? Est-ce que je vais devenir muet?" Oui, papa, un jour, tu seras muet. Mais, tu ne seras pas seul, je serais là.

Depuis, mon coeur saigne...


samedi 22 octobre 2011

Réflexion matinale


Parce que des fois, on a la tête pleine, ça vaut la peine de coucher sur le papier nos idées... Avec une bonne boisson chaude (du café!!!), entourée du bruit ambiant d'un café anonyme, seule dans ma bulle en attendant mon homme, alors que les enfants sont à leurs activités, ce matin, je me suis gâtée en ouvrant mon journal créatif quelques minutes...

Et vous, comment arrivez-vous à prendre quelques minutes pour réfléchir et écrire?
Le midi? Au coucher? Au travail? Au levé?
Je suis curieuse...

jeudi 20 octobre 2011

Diamant brut


Quand je suis partie, j'ai laissé des tablettes à mes deux enfants. Après avoir vu celle de Camille, hier, j'ai découvert celle de mon fils, qui, à sa manière, me disait lui aussi une beau gros "je t'aime!"

Je suis comblée. Ça aide à oublier que je suis malade depuis une semaine et que je me sens un peu dépourvue par tout ce qui arrive à mes proches et ceux que j'aime. Je n'ai même eu le temps de faire un retour sur mon beau week-end avec Manon et ses Muses.

C'est aussi une grosse semaine avec plusieurs r.v. pour mes enfants, une rencontre pour le plan d'intervention de mon fils et une première visite à l'Institue de gériatrie de Montréal pour mon papa qui souffre de démence vasculaire.

Pas facile, avec tout ça de prendre le dessus. Mais, je vais m'entourer de mes amours, m'inspirer de leurs beaux mots, me nourrir de mes belles rencontres et créations de la dernière fin de semaine et continuer d'avancer, un petit pas à la fois, sur mon chemin. En balayant un à la fois, les petits cailloux et en me rappelant que certains cachent parfois des beaux diamants...

Je suis si riche.
Les semelles pleines de petites roches.




lundi 17 octobre 2011

Mon premier "je t'aime"


Vendredi dernier, avant de partir pour mon week-end créatif (je vous promets de venir vous en reparle bientôt), j'ai laissé un mot personnalisé sur une tablette effaçable à mes enfants. Cars pour Fiston et Les Princesse pour Fillette. Je me disais qu'ils pourraient s'amuser avec et l'utiliser aussi lors des jeux ou des devoirs (un cadeau qui appartient à la catégorie des pratiques!).

Pendant la fin de semaine, à un certain moment, j'ai eu une montée de larmes (ok, plus d'unes!) en regardant le poème que mon amie Solène avait reçu de sa fille. J'étais à la fois touchée pour elle et triste pour moi, réalisant que cela ne m'arriverait peut-être jamais... J'étais loin de me douter que j'étais dans les patates pillée (pour ne pas dire complètement dans le champ!).

C'est seulement pendant la période des devoirs que j'ai découvert mon trésor. Fillette avait besoin de sa tablette pour une dictée de chiffres (on pratique de 0 à 19 présentement) et c'est quand elle l'a prise que mes deux bras me sont tombés! Ma cocotte avait écrit ces mots. Les miens. Pour moi cette fois-ci.

Ce soir, en écrivant, je me demande si ma joie est aussi grande que mes peines qui accompagnent ma vie de maman ayant des enfants "différents". Serait-ce enfin une source de grand bonheur que de voir les choses ainsi (les peines sont inversement proportionnelles aux joies). Je pense bien que oui et moi, ça me fait tellement de bien. Yééé!!!

Ce ne sont pas seulement 5 mots, ils représentent bien plus! Au moins 3 ans de pratique, de thérapie et de travail avec 2 orthophonistes, autant d'ergothérapeutes, une physiothérapeute, 2 enseignantes, 2 éducatrices, 2 Mamies, une Tatie et nous, ses parents.

Ils sont aussi mon premier doux message de ma fille, pour moi, à moi. J'ai bien mille dessins, les plus beaux câlins, mais ce n'est pas pareil. Cette fois-ci, c'est le langage des grands, de ceux qui savent communiquer autrement qu'avec des signes, des yeux, des gestes et des sons. Ce sont des mots, écrits, codés, plein de sens, comme ceux que j'utilise moi aussi. Des mots écrits. De ceux qui savent. Et qui aiment.

Et moi, je plane, je flotte et je nage de joie dans mes larmes qui ne cessent de couler (ici, c'est autant figuratif qu'imagé, "chus" toute trempée!). Car aujourd'hui, j'ai reçu le plus beau, le plus grand des poèmes, un "je t'aime" de ma douce Camille.

C'est fou le nombre de mots que cela éveille en moi, hein?
Comprenez-vous mon émotion? Ma joie?
xxx


dimanche 16 octobre 2011

Mal de gorge!


Depuis quelques jours, je combats les microbes. Et je souffre. Médecine traditionnelle (Advil), herboristerie (propolis, myrrhe), etc... J'ai la gorge enflée, les ganglions sortis et autres malaises... Mais, j'essaye de me soigner. J'ai même découvert une nouvelle technique: je m'envoie des jets d'eau saline directement dans la gorge.

Je viens de passer un fabuleux week-end créatif, mais pour le moment, je vais me coucher. Il semblerait que le repos soit une des premières choses à faire pour guérir. Pas toujours facile. Qu'en pensez-vous? Y arrivez-vous? Faites-vous encore des siestes? Prenez-vous des journées de maladie pour vous (pas juste pour vos enfants?)?

À suivre!

mercredi 12 octobre 2011

Une belle grosse frousse!

Avant de lire mon histoire, je vous remets quelques informations en vrac pour vous aidez à bien saisir le contexte:
ma fille de 7 ans a quelques extras dont la dyspraxique verbale (et motrice) sévère, l'épilepsie, un TDAH avec impulsivité. Elle est très timide, presque muette et un brin anxieuse. Elle fréquente une école qui lui offre une classe de langage adaptée à ses besoins et le soir, elle fréquente le même service de garde que son frère, 5 ans, à l'école de notre village.

Après une journée de fièvre (j'ai attrapé vos virus) et de travail, je rentre à l'école de mon fils et je me dirige vers le service de garde quand j'entends une petite fille pleurer. Est-ce que je suis en train d'avoir des hallucinations? Trop de fièvre? Bouh! Bouh Bouhhhh! J'ouvre une porte. Rien. Bouh! Bouh! Bouhhh! La petite fille pleure toujours. Et si c'était ma petite fille? Bouh! Bouh! Bouh!!!

J'ouvre une 2e porte et je me retrouve dans la salle de bains des filles. BOUH! BOUH! BOUHHH!!! Les pleurs viennent d'ici. Je capote! Camille??? OUI!!! C'est maman, qu'est-ce qui se passe? (voyant la porte verrouillée, je me dis qu'elle n'est pas capable de l'ouvrir). Je ne suis pas capable de m'essuyer!!! Bouhhhhhh!!!! (Je ne rêve pas, les Advil font effet)

J'hésite un moment et je me dis que je devrais avertir la responsable du service de garde. Camille, je vais aller le dire à Madame Aline et je reviens t'aider, ne t'inquiète pas ma chérieeee!!!

Je pars en courant, le coeur qui débat (j'ai dû vieillir de 3 ans en 30 secondes!), et j'arrive devant la porte ouverte du local où une vision m'attend... MA FILLE À MOI! MA CAMILLE!!! Je ne comprends plus rien!?! J'explique à la bonne madame Aline qu'une fillette du nom de Camille pleure aux toilettes et pendant que je reste avec les enfants, je serre ma cocotte avec beaucoup d'effusion. En plein état de choc, mais tellement heureuse. J'ai même fait connaissance avec la plupart des enfants.

J'ai appris par la suite qu'il y avait 3 petites Camille. Celle de la toilette a été secourue et je lui ai même parlée après en lui présentant mes enfants. Elle avait encore les yeux plein d'eau, mais elle allait mieux. Je suis repartie en repensant à l'événement et toutes les choses qui m'étaient passées par la tête (ma fille en détresse, abandonnée, isolée, qui fait une crise d'épilepsie couchée dans son pipi, etc...). Ouf! Du vent. Rien. Ce n'est pas arrivé...

Mais quelle grosse frousse pour la maman que je suis!
Et vous, vous en avez des histoires de peur à partager?
Et des trucs de grands-mères contre le rhume?

mardi 11 octobre 2011

Et de deux!


Fillette a perdu sa 2e palette samedi dernier pendant son activité à Gymn-Eau. En fait, on ne savait même pas que sa dent branlait et personne ne s'est rendue compte que sa dent était tombée... Elle a même grugé sa belle pomme du mieux qu'elle pouvait lors de sa collation et nous avons bien ri en voyant cette dernière dans sa boîte à lunch à son retour. Pauvre cocotte!

Ça peut aussi vous donner une bonne idée à quel point elle est hyposensible et déconnectée de son petit corps. Sans être autisme ou TED, elle a plusieurs points en commun avec ces diagnostics, dont certaines atteintes sensorielles (comme Fiston d'ailleurs). Parfois, j'explique que je trouve des taches de sang sans savoir d'où ça vient jusqu'au moment où je réalise que c'est ma princesse qui est blessée.

Elle ne se sent peut-être pas, mais, elle SAIT! J'ai essayé pendant le week-end de la prendre en photo pour immortaliser ce sourire édenté et j'ai eu beaucoup de difficulté. En fait, c'est quand j'ai commencé à faire la "clown" et plein de grimaces que j'ai eu un peu plus de succès. Les hommes se mettant de la partie, ça me fait une belle collection de photos que je conserve précieusement. On ne sait jamais quand ça pourrait être utile, non?

C'est la fée des dents qui doit s'ennuyer drôlement, nous n'avons pas retrouvé les dernières de perdues. Fiston, pour sa part, s'en invente qui branlent et il a très hâte d'en perdre une. Mais contrairement à sa soeur, ça risque d'être très dramatique et intense comme épisode. Il est plutôt hypersensible. Mais, à moins d'un accident, mon 6e sens me dit que nous avons encore quelques mois.

Je ne me suis jamais arrêtée à lister les valeurs que je souhaitais transmettre à mes enfants, mais je pense bien que la peur du ridicule n'en fera pas partie! Et vous? Est-ce que cela vous arrive de lâcher votre fou en famille? De rire aux larmes? De faire des concours de grimaces?


dimanche 9 octobre 2011

Après la pluie, les beaux moments!

Bon, il y a les bobos du coeur, de l'âme et du corps. Mais il y a aussi des beaux moments plein de soleil et de bonheur comme Fiston, tout fier, sur son vélo, avec ses cheveux placé en petits pics, avec du gel! À 38 ans, je n'en mets pas encore, ça promet...

Nos galettes de gruau aux pépites de chocolat. Le ciel coloré pendant le couché du soleil. Nos petits massages de pieds. Notre premier visionnement de l'émission Découverte qui parlait des pyramides (maman! C'est quand ça commence?). Nos jeux complices avant le dodo.

Plein de petits moments doux et complices, qui font du bien et qui remettent les choses aux bonnes places. Nos valeurs en premier plan. Vive les journées de congé qui nous permettent de passer presque toute la journée en pyjama, de flâner, de prendre notre temps. Et Ô, bonheur, de même le perdre un peu.

Je rends grâce à ce congé!


samedi 8 octobre 2011

Quelques égratignures...

Ma vie est vraiment riche en péripéties! Je ne suis pas prête de m'ennuyer... Oh! Que non! Quand ce n'est pas un r.v. pour un enfant, un sac d'école qui revient plein de caca de chien ou le ciel qui me tombe sur la tête, il m'arrive aussi des histoires plus banales.

Comme revenir d'un r.v. chez le médecin avec un col qui saigne quelques jours ou même me faire rentrer dedans par un gros VUS ACURA alors que je tournais dans ma propre allée sur mon petit rang tranquille. Heureusement, j'étais seule. Les gens étaient confus, ils croyaient que je les laissais passer alors que moi, je n'ai jamais même remarqué leur présence...


Une ancienne collègue m'avait déjà dit qu'elle souhaitait vivre une vie paisible comme la mienne. Nous n'étions pas vraiment proches et mes amies avaient ri longtemps de cette remarque alors que je passais une journée par semaine à Ste-Justine et que ma vie était toute sauf paisible...

Bref, je suis poquée, mon char aussi (ok, Papabooh! dit que c'est à lui, mais en fait, elle est à nous!) pis je suis en panne. J'arrive pas à vraiment en rire. J'essaye pourtant! Quelles sont les chances, en %, d'avoir un accident dans sa propre cour? En même temps que tout le reste (bon, je me retiens encore de ne pas me répéter et vous étaler tous les malheurs qui touchent les membres de ma famille, hein?) en plus? 0.00000001 %

Youhh où? Il est où mon sens de l'humour, mon verre à moitié plein, mes lunettes roses, mon sens de la dérision? Ce n'est pas si grave, juste quelques égratignures, mais là, je ne trouve pas ça drôle. Je dirais même qu'elle est plate.

Bien plate.


jeudi 6 octobre 2011

Compter pour ne pas pleurer.

J'ai déjà écrit un billet sur le fait de sourire pour ne pas pleurer. Dernièrement, j'ai changé de technique, je souris toujours autant (ou presque), mais en plus, je compte!

Quand je compte, mon cerveau se met à "off ", il ne s'emballe pas (trop). J'arrive même à me tromper... Mais, c'est pas grave, ça veut juste dire que j'ai vraiment décroché!

Je compte quand je nage (et oui, je suis à ma 2e semaine!), tout au long de la longueur, je répète son rang, pendant 25 mètres, je répète 1, 1, 1, 1, 1, 1, 1, 1, 1, etc. Puis, quand je touche le mur, je poursuis avec 2, 2, 2, 2, 2, 2, 2, etc... Et ainsi de suite. Je n'ai pas encore été plus loin que 30, mais il y a de l'espoir!

Je compte aussi mes doigts. Chut! Chut! Je ne suis pas folle (quoique), c'est juste que je mets en pratique un truc enseigné à mon fils pour qu'il se calme avec sa respiration. Il souffle sur chacun de ses doigts comme s'ils étaient des chandelles, un à la fois, et ma foi, j'avoue que ça me fait du bien, je me calme.

Je ne compte pas mes sous, ni mon temps, ni mes amis, ni tellement plein de choses, mais mes deux derniers trucs m'aident vraiment à me calmer, me centrer et me rappeler que même si autour de moi, tout prend le champ, moi, je vais relativement bien.

Et vous, quels sont vos trucs pour calmer votre anxiété?

mardi 4 octobre 2011

Journée de merde

Oups! J'ai bien écrit "merde" dans mon titre?

En fait, c'est plutôt au sens propre qu'au sens figuré que je pourrais nommer ainsi ma journée.

Il y a bien eu ce moment où en plein vestiaire, je me suis rendue compte que je portais mes vieilles bobettes toutes trouées et décolorées... La honte! Je me suis cachée la tête sous ma serviette en me promettant des jeter dès ce soir.

Puis, alors que j'essayais des chaussures, j'ai constaté que mon bas du côté droit avait un trou. J'ai essayé de le dissimuler en présentant plutôt le pied gauche et comble d'humiliation, il n'y avait pas un trou, mais bien deux de ce côté. J'ai finalement acheté une nouvelle paire de bas (et de souliers) et j'ai lancé à la poubelle ma vieille paire de bas avant de quitter la boutique.

Au début du souper, j'ai découvert que mon fils avait expérimenté l'efficacité de ses nouveaux ciseaux sur son nouveau chandail (donné par un ami, mais beau, propre et parfait pour lui). Grrr!!! Hier, c'est un genou qui affichait un grand trou, mais comme ce pantalon était usé, j'ai pensé qu'il venait tout simplement de rendre l'âme. Mais, 2 jours de suite, c'est louche, non?

Mais, le titre est vraiment inspirée de la merde de chien qui s'est retrouvée sur le sac d'école de ma cocotte. Vous savez, celle qui est collante, puante et vraiment dégueux!!! Beurk! Je ne sais pas comment s'est arrivé, probablement qu'un gentil chien-chien a laissé un cadeau sur l' embarcadère et qu'en attendant la berline, son sac fut déposé dessus.

Une chose est certaine, la vie du dit sac est comptée. Après un grand lavage dehors et une probation sur la corde à linge, demain, si ça sent encore le caca, j'abandonne la partie et je mets son super sac à dos Garneau avec des pouliches aux poubelles...

À moins que vous ayez des suggestions? Le vomi, le pipi et le caca de mes enfants, ça me va, je suis rationnelle, je lave, je nettoie, je fais une bonne job. Mais là, un chien (du moins, j'imagine que c'est un chien), je me sens vraiment dépourvue.

Et écoeurée!




dimanche 2 octobre 2011

Mon champion!


Cette semaine, en même temps que les thérapies au Bouclier pour Fiston, il y avait le cross-country d'organisé à son école.

J'ai donc pris la chance de voir si on pouvait changer un peu l'horaire et mon fils a eu la chance de participer à sa première course à vie! Et quelle course, les jeunes du préscolaire devaient courir 500 mètres et mon fils est parti en vrai fusée. Il a réussi à garder le tempo et finalement, il est arrivé le 4 de sa cohorte!

Yahou!!!! Nous étions très fiers de lui, vivre un tel succès, quand la vie nous réserve plein de défis, c'est excellent pour l'estime de soi. Ensuite, nous sommes partis pour le centre de réadaptation partager son exploit et continuer de travailler en ergothérapie et en éducation spécialiser.

Le soir, nous avons encore souligner la chose et avant de dormir, mon fils a commencé à pleurer... Il était triste parce qu'il n'était pas le premier. Pauvre petit lou, nos bonnes paroles ne semblaient pas le réconforter. C'est qu'il est compétitif monsieur!

De mon côté, je suis contente de lui avoir permis de participer à la compétition et d'avoir pu être présente avec Papabooh! pour l'encourager. Les enfants étaient beaux et heureux, tout le personnel de l'école était mobilisé et je nous trouve chanceux de pouvoir offrir ce beau milieu à notre fils.

D'ailleurs, son école était une des 5 finalistes pour l'École Dynamique du Québec, concours organisé par Salut Bonjour!