lundi 30 janvier 2012

«Le suicide n'est pas une option» :: deuxième partie


Mon histoire... Elle est sortie comme ça, sans trop de détails, avec peu de mots. Si vous me connaissez, vous savez à quoi peut ressembler mon quotidien depuis que je suis maman. Sinon, c'est quand même juste assez pour comprendre.


Photo prise pour la campagne - janvier 2012


Il y a presque trois, alors que j'étais encore plus bas que je le pensais, que j'avalais de la vase, tout au fond d'un lac noir, épais, sombre, sans lumière, sans espoir, j'ai voulu mourir.

En fait, découragée, épuisée, au bout de mes ressources, je ne souhaitais plus qu'une chose, que tout s'arrête, me rouler en boule et ne plus rien ressentir.

Un matin gris-froid, à me traîner de la céramique blanche de la cuisine au divan du salon, j'ai entendu à la télé allumée, un invité et surtout une phrase qui m'ont fait réagir.

Quel héritage je souhaitais laisser à mes enfants? À mon chum? À ma famille? À mes amis? Est-ce qu'à mon tour, j'étais pour les faire souffrir?

Ce ne fut pas facile, maintenant, je pleure encore souvent, mais, même les yeux plein d'eau, je n'oublie plus de jamais de sourire.

***

À chaque nouvelle épreuve, à chaque nouvelle difficulté, la phrase "quel héritage je veux laisser à mes enfants?" me guide vers des solutions, m'accompagne dans mes efforts pour ne pas perdre espoir... Ils sont ma plus grande motivation.

dimanche 29 janvier 2012

Épilepsie= émotions + anxiété

Fillette, lors de son spectacle à Gymn-Eau, décembre 2011

Mamanbooh est pas mal née en même temps que la première crise d'épilepsie de Fillette. Elle avait 9 mois. C'est arrivé lors de mon premier répit, alors que j'étais en train de me faire masser et que ma mère gardait ma princesse.

Ce fut horrible, ma mère a vraiment cru que ma fille mourrait dans ses bras. J'ai reçu un appel me disant que ma fille était partie en ambulance. Point. Je suis partie en panique et hystérique, j'ai fait le chemin en me posant mille question.

Je suis rentrée en pleurant, en cherchant mon bébé et en criant son nom. Un gentil gardien a pris mes clés, on m'a accompagnée jusqu'à ma fille. Ma mère, décomposée était à son côté. Peu de temps après, ma fille a recommencé à convulser et ce fut la panique.

J'étais là, impuissante comme le personnel qui l'entourait. Après quelques jours et plusieurs tests, nous sommes retournés à la maison heureux, le cancer du cerveau (ou une autre problématique du genre) ayant été écarté. Il restait l'épilepsie ou de simples convulsions fébriles (mais sans fièvre!?!).

Une semaine plus tard, encore chez ma mère, alors que j'étais pour donner le bain à ma cocotte, elle est tombée en convulsion. Nous avons appelé le 911 et étant proche, nous sommes repartis en panique pour l'hôpital. Depuis, Camille fait officiellement de l'épilepsie.

Et moi, j'ai découvert que je faisais de l'anxiété, beaucoup d'anxiété. Au point de ne presque plus dormir pendant plusieurs mois au cas où ma fille ferait une crise pendant la nuit. Être attentive à tous les petits sons la nuit. Vigilante, je suis devenue hyper-vigilante. Au cas où...

(...)

Depuis, il s'est passé plein de choses, les diagnostics pour Fillette se sont accumulés, les thérapies et les médications aussi, nous avons eu une grande frousse alors qu'elle avait 19 mois (j'en porte encore la marque) et voilà qu'une bonne nouvelle nous arrive.

Comme Fillette n'a pas fait de crise depuis 20 mois, nous allons couper la médication du midi (yé! yé! yé!), celle du matin sera doublée, celle du soir restera identique et si tout va bien, l'été prochain, son neurologue envisage un sevrage.

Le mot sevrage ne sonne pas bien dans ma tête de maman (les autres fois, cela a été pire après), mais je vais me calmer le pompon et envisager le tout avec optimiste. Imaginez, ma fille prend des médications depuis ses 9 mois, ça veut donc dire que ça vraie nature, nous ne la connaissons pas vraiment...

Voilà! Je suis contente et une bonne nouvelle, ça se partage.
Particulièrement quand on court après pour garder la tête haute
(parce que ce n'est pas toujours facile avec mon papa).

samedi 28 janvier 2012

« Les grands bonheurs viennent du ciel, les petits bonheurs viennent de l’effort. »

Enfin, après presqu'un mois jour pour jour, nous avons finalement été faire notre première sortie familiale tous ensemble. Fillette avait particulièrement besoin de motivation et d'encouragements.


Elle a essayé toutes les tactiques: j'ai froid (il fait juste -1 degré), j'ai faim (on vient juste de manger des crêpes!), je suis fatiguée (on vient juste de partir) et finalement, j'ai peur (heu... De quoi?). Pas facile de rester patient dans une telle situation. On veut pas pousser trop ni accepter que Fillette reste toujours en arrière, nous souhaitons faire des sorties à 4, profiter le l'hiver et de notre belle région à notre façon.


Heureusement, nous avions une excellente motivation: aller observer la maison des castors et comme vous le savez probablement déjà, la fée des dents y logent parfois l'hiver quand le vent souffle fort. Alors, après beaucoup d'effort, nous y sommes arrivés! Fiston et Papabooh! ont traversé le barrage pour aller se promener dans le boisé et observer les troncs d'arbre rongés par les maîtres des lieux.

Fillette et moi, nous sommes restés sur le bord du ruisseau qui nous offrait un splendide paysage: cascades, glaces, barrages, etc... Et nous avons jasé "castor"! Elle était très attentive et quand nos hommes sont revenus, elle a pris les devant fièrement en suivant son papa. Bref, nous avons vécu un beau moment!

En pyjama, derrière chez nous... Oh! Est-ce que je vous ai dit comment j'étais heureuse dans notre maison-bonheur, comment j'apprécie cette nature, ces grands espaces, ces cieux qui n'en finissent plus? Ce n'est pas parfait, ce n'est pas toujours jojo, détrompez-vous, mais j'adore et je me concentre sur les bons moments. Aussi petits soient-ils!

C'est ma recette. Et vous?


Mes premiers amours :: les crayons de cire!


Je me rappelle avoir vu cela à la télévision de Radio-Canada alors que petite, j'écoutais les petits bonhommes le samedi matin et je buvais littéralement toutes les idées de bricolage...

Souvent, j'expérimentais les activités proposées en partant à la recherche de trésors dans ma maison. J'en ai fait des projets, j'ai ai découpé du papier!

Claude Lafortune était mon idole, il maniait les ciseaux comme des crayons avec un talent magique pour l'artiste en herbe que j'étais.

Des expérimentations, j'en ai faites: sels de bains colorés et parfumés, pelures de pommes séchées au four, orange piquée de clous de girofle, etc..


Mes idées étaient toujours bonnes, mais mes moyens réduits et parfois, ça faisait vraiment plouk! D'autres fois, j'en étais fière pour plusieurs semaines...

Puis, j'ai grandi, j'ai continué à bricoler, à colorier, à dessiner et même à "enjoliver" le agendas de mes copines au secondaire.

Je suivais des cours en arts à l'école avec passion tout en performant dans les matières traditionnelles (ok, sauf les sciences!) et puis, coup de théâtre lors de l'inscription pour le cegep, même si je pouvais aller pas mal partout, dans pas mal n'importe quel programme, j'ai choisi d'aller en arts plastiques!





J'ai finalement étudié 5 ans en arts plastiques. En l'écrivant, je me sens un peu comme une imposteure, je suis un peu gênée.

Pas en raison de mon choix d'études, mais plutôt parce qu'il ne reste presque plus rien de cette époque. J'ai enseigné les arts plastiques et les arts dramatiques au primaire quelques temps et suite à un séjour dans le grand nord et à un diplôme de 2e cycle en pédagogie, je me suis retrouvée à enseigner dans une classe à temps plein, au régulier en vivant plein de projets ici et là.





J'ai gardé une vision artistique, un sens des couleurs, des proportions, une facilité pour le dessin et... C'est pas mal tout. C'est probablement pour ça que je m'amuse autant avec les enfants et qu'Instagram me comble.


Je suis rendue que des fois, j'aimerais arrêter ma voiture pour photographier le clocher de l'église du village ou la lumière qui pointe au bout du champ, il faut le faire!

Je redécouvre le plaisir d'écrire, de doodler avec le journal créatif. Je pense que cela me fait beaucoup de bien. C'est une façon de prendre du recul, de fixer un moment, une inspiration ou même juste un mot!

Ce matin, en bricolant des coeurs givrés pour la St-Valentin, j'ai vécu un retour en arrière. Depuis un bon 35 que je m'amuse avec de simples crayons de cire, ça valait bien une bonne réflexion, non?

Et vous, aimiez-vous ça? Est-ce que vos parents vous encourageaient? Comme adulte, avez-vous des regrets? Moi? Ma réflexion n'est pas terminée, mais une chose est certaine, la créativité prend de plus en plus de place dans ma vie et je ne m'en porte que mieux.

Me reste maintenant à y être plus fidèle, à mettre de côté mon besoin d'avoir tous les outils dans mon coffre ou sur ma table, avant de commencer. Trop souvent, cela me freine. Même chose pour l'inspiration ou la peur du crayon. Et hop!

vendredi 27 janvier 2012

À moi, de moi!!!

Ce soir, après avoir bravé la tempête pour quitter mon petit village et aller travailler, un colis m'attendait et il venait de très loin... C'était Noël, j'étais hyper excitée et j'ai même eu de la difficulté à attendre d'arriver à la maison pour l'ouvrir.

Directement de Singapour...

Mon beau cadeau, pour emporter avec moi ceux que j'aime...

J'ai découvert cette petite merveille au début du mois et j'ai décidé de me l'offrir comme cadeau d'anniversaire. C'était la première fois que je commandais quelque chose qui venait de si loin et ça comblait mon désir de faire quelque chose avec mes photos prises avec mon iPhone et l'application Instagram. Pour le moment, je suis très contente. Si jamais ça vous tente, cliquez ici pour voir!

Out les photos dans le portefeuille,
In l'étui pleine de nos photos Instagram!

Vous aimez?

mercredi 25 janvier 2012

«Le suicide n'est pas une option» :: première partie

Samedi dernier, j'ai pris mon courage à deux mains et à 14h30, je poussais les portes d'Astral média pour participer à la prochaine campagne «Le suicide n'est pas une option».

Moi, toute belle (Merci Antonine!), les yeux encore brillants, devant une affiche nous donnant des détails.


Être devant une caméra, sur un petit banc, pour parler du suicide, c'est assez intimidant.


Se faire maquiller, comme si...



J'ai été accueillie par deux filles qui ont leur cause à coeur et qui ont su me mettre à l'aise.
Merci Julie Harmen-Lemelin et Antonine Yaccarini!


J'ai eu l'impression quand participant ainsi (petit témoignage vidéo), je donnais au suivant. Qu'à mon tour, mes mots pourraient peut-être apporter un peu d'espoir, de réconfort et surtout de la motivation à d'autres. Que mon expérience ferait peut-être une différence pour d'autres parents (parce que mon message s'adressait principalement à eux) qui vivent une crise (maladies, handicaps, épuisements, deuils, etc.).

Moi qui pleure comme une Madeleine pour presque tout et rien, j'étais curieusement calme. Mes yeux brillaient, mais j'ai réussi à parler sans que mes larmes coulent. J'étais ancrée, j'avais une mission et je l'ai faite. Mettant la peur du ridicule et du jugement (de vieilles amies!) de côté, confiante et même contente d'être là pour en témoigner.

Être encore là tout court...

Je vous reviens bientôt avec d'autres détails sur la campagne, une photo officielle de moi et surtout, l'essentiel de mon message, ma propre petite histoire quoi!

mardi 24 janvier 2012

Besoin de chaleur?


Il n'y a rien comme une bonne soupe ou un potage quand on est enrhumé ou qu'il fait froid, non? Il y a quelques jours, j'ai improvisé cette soupe avec mon fils. J'avais du bouillon de poule maison et j'ai fait le tour de mon frigidaire. Il ne restait que des légumes verts ou pâlottes... Pas grave, nous avons concocté une belle soupe d'inspiration asiatique, santé, réconfortante et avec l'ajout de cubes de tofu ferme, elle devient même une soupe repas. Miam! Parfait pour les lunchs.

Pour d'autres idées de recettes faciles, n'oubliez pas de visiter Vivre délicieusement, en ce début d'année où l'on souhaite souvent manger mieux. Il y a même un top 10 de collations santés des plus originales que vous trouverez ici. Sinon, si ma photo vous intrigue, voici ma recette:
  • mettre Fiston sur le coupage d'un paquet de champignons
  • hacher 1 gros oignon et 3 branches de céleri
  • faire revenir le tout dans le l'huile d'olive
  • ajouter du bouillon de poule (bien oui, chez nous, c'est de la poule!)
  • ajouter un paquet de bébés épinards
  • mettre un paquet de tofu ferme coupé en dés
  • saler, poivrer, brasser, servir et déguster!
Oups! Juste comme ça, le goût était plutôt fade, alors nous avons ajouté de la sauce tamari directement dans nos bols. Une autre fois, je vais y mettre du miso, mais j'en ai encore jamais acheté. Je commence juste à découvrir ce type de cuisine. Pourtant, j'adore en manger au resto...

Finalement, les petits ont préféré manger le pâté chinois de Mamie... Pfff!!!
Et vous, quelle est votre recette de soupe préférée?
Achetée ou maison?

*Décharge: je fais partie du programme d'agent de liaison Vivre Délicieusement (Life Made Delicious) et je reçois une compensation pour mon affiliation à ce groupe. Naturellement, les opinions dans ce blogue sont les miennes.

dimanche 22 janvier 2012

Inspirations

J'ai reçu un très beau cadeau, suite à un de mes messages. Vous savez, celui qui présentait une image avec des citations toutes plus inspirantes les unes que les autres. Hé bien, pour mon anniversaire, une amie m'a remis ceci: des étiquettes portant chacun une citation avec un anneau pour les relier.

Depuis, je le regarde souvent... Ça me fait sourire à chaque fois.

Et vous, vous avez des phrases qui vous guident et vous accompagnent?
Ça m'intéresse, il me reste quelques étiquettes vierges. Merci!

Oubliez pas votre bonne humeur!

samedi 21 janvier 2012

Ne partez pas sans eux!

Je ne sais pas si je suis la seule qui trouve les retours à la maison pénible quand j'ai mes propres choses et que je reviens avec les enfants du service de garde. Imaginez, 2 paires de salopettes, 3 boîtes à lunch, 3 sacs d'école, mon iPhone que je ne dois pas oublier (je le recharge en voiture pendant les trajets banlieue-campagne), ma gourde, ma tasse de café-thé-tisane et les courses de dernières minutes, sans oublier les maususses de mitaines!



Pendant le congé des fêtes, j'ai eu une illumination: acheter des clips pour relier les mitaines de mes enfants à leurs manteaux (pcqu'on les cherche TOUT LE TEMPS). Fillette a été emballée, Fiston ne voulait rien savoir, pff! Bébé!!!

C'est là que ça devient intéressant...

Hop! Je les ai installées sur mon propre manteau et maintenant, je ne cherche plus mes mitaines et surtout, je pense plus souvent à les mettre, mes petites mains gercées et ma patience approuvent à 100% mon initiative!


Et vous, avez-vous des trucs "sauve-la-vie" à nous partager!?!
J'ai bien pensé prendre un grand sac genre IKEA XL,
et tout mettre dedans, mais...

C'est trop lourd!

* J'ai déjà acheté mes petites merveilles dans un magasin pour enfant, pas chers, efficaces et de bonne qualité (Mamanbooh proof!).

vendredi 20 janvier 2012

Ma cause:: vos votes!



Certains se font raser le coco, d'autres grimpent le Kilimandjaro, moi, je participe à la dernière campagne de financement de la Fondation de Ste-Justine!







Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que nous y allons régulièrement. Parfois à chaque semaine, d'autres fois aux 3 mois, d'une heure à 3 semaines, ça dépend des suivis et urgences.







Quand on a failli y perdre son enfant de 18 mois, que le bébé qu'on porte menace de sortir à 32 semaines au même moment (madame, 2 bébés, sur 2 étages, ce n'est pas l'idéal...), on y vit toutes sortes d'émotions des plus difficiles.







À chaque visite, je me souviens. À chaque regard échangé avec d'autres parents, je comprends. J'y lis souvent beaucoup de douleur, de peine et de désespoir... Mais aussi de la force, de la volonté, de la solidarité et toujours, de l'AMOUR!







Y aller est un voyage en soi, on y croise des gens de toutes les couleurs, de toutes les nationalités, tant comme employés que comme parents. On doit toujours faire preuve de patience pour s'y rendre, partir très tôt, affronter le trafic et enfin, trouver du stationnement.







Une vraie expédition, avec du linge de rechange au cas où, des collations, des trucs pour se divertir et la collection de cartes et de papiers médicaux. Prévoir des sous pour le stationnent, pour le café, pour les repas, espérer trouver une place pas trop loin, etc...







Mais, heureusement pour nous, nous vivons une période assez stable. On croise nos doigts, mais on n'oublie pas. Je suis toujours sensible aux histoires des autres... Même les plus petites, les grosses frousses sans lendemain, tout comme les trop grosses qu'on n'ose même pas imaginer.







Bref, j'ai le nom de Ste-Justine gravé sur mon coeur et je sollicite votre aide pour voter pour notre mot d'enfant de Félix, proposition #596. Ça prend seulement deux clics (une minute de votre temps), ça donne automatiquement 1 $ à la fondation. Il faut y aller à tous les jours. Sur 2472, nous sommes présentement en 12e position et avons recueilli 150 $.







Mon objectif: ramasser 1000$ avec notre proposition. Les dix plus populaires auront la chance de gagner un voyage en famille*, mais surtout, ensemble, nous atteindrons peut-être les 100 000 $ espérés pour cette campagne.







Alors, s.v.p., votez ici, partagez et ce, à tous les jours!



Merci! Merci! Merci!











*Si on gagne, je vous poste une carte-postale, promis!







jeudi 19 janvier 2012

Au Québec, y fait frette!

- 30 au petit matin, avant le facteur de refroidissement,
disons que c'est pas mal froid!

Vous aimez ou pas?

Moi, j'avoue que quand il fait si froid, j'apprécie une gadget qu'il y a dans notre auto: des sièges chauffants, le bonheur (je remercie les premiers propriétaires pour ce petit luxe que nous n'aurions pas pris)!!! La chaleur arrive bien plus vite qu'avec la "chaufferette", pour une rare fois dans ma journée, je ne suis pas à la course et je savoure cette petite pause alors que quand j'expire, ça crée des petits cercles givrés.

Sinon, bien habillée, ça peut aller... Je me rappelle mes deux hivers dans le grand nord québécois alors que je travaillais d'un village à l'autre comme suppléante (Ivujivik, Akulivilk, Puivirnituk), de nos ballades dans la toundra balayée par les vents polaires, la douleur de la peau exposée au froid, de la fourrure autour de notre visage qui faisait vraiment une différence, etc... Là-bas, froid était synonyme d'aventure pour moi.

Ici, à la campagne, je retrouve un peu du grand nord: grandes étendues, vents omniprésents, jeux de lumières spectaculaires avec le soleil ou même sous les étoiles, isolement, nature et aventure dès qu'on se pointe le nez dehors... Sur les chemins glacés au retour du travail ou le matin alors que mon auto proteste quand je dois aller travailler, j'avoue que j'aime moins ça. Heureusement, j'ai le popotin bien au chaud dans mon auto!



mardi 17 janvier 2012

Concours:: Marmots en santé-votre aide SVP!


En blogant, je partage mes états d'âme, mes coups de coeur, mes coups de bol, mais aussi, parfois, je vous fais tirer des belles choses. Cette fois-ci, c'est moi qui vous sollicite! Oui! Oui! En plus de me rendre un petit service, vous ferez aussi une bonne action. Ça vous tente?

Du 16 janvier au 24 février, participez au concours Des marmots en santé en soumettant un mot d’enfant et invitez vos proches à voter! Pour chaque vote enregistré, Disney Junior et ses partenaires verseront 1$ à la Fondation CHU Sainte-Justine. À gagner : un séjour familial d’une semaine à Disney, en Floride. Une valeur de 5000 $!

Lors d'une visite en ville, mon fils s'exclame: "à Montréal, on a le droit d'écrire sur les murs, j'aime ça, moi!"

Félix, 5 ans, Mirabel

En votant pour la proposition #596, vous ferez donc 2 bonnes actions pour le prix d'une! En votant à tous les jours (oui! Oui), nous augmenterons les chances d'attendre les objectifs de 100 000 $, mais aussi, celle de ma petite famille qui pourrait se retrouver pour la première fois en avion et visiter Walt-Disney pour des vacances de rêves...

Alors, pour un petit geste qui ne coûte rien,
cliquez ici !!!

Merci de tout mon coeur,
celui de mes enfants qui sont suivis à Ste-Justine
et aussi tous les autres....

*Ouf! C'est difficile de ne pas tomber dans le mélodrame pour essayer de vous convaincre, reste humble et ne pas toucher les cordes sensibles. Disons juste que ce blogue n'existerait probablement pas sans notre propre histoire personnelle où Ste-Justine prend pas mal (trop?) de place...

dimanche 15 janvier 2012

Belle en XXL

Moi, janvier 2012, -22 degrés,
portant fièrement mon nouveau manteau en ce froid polaire.


Bon, le sujet me trotte dans la tête depuis quelques jours, mais je ne sais pas trop de quel angle l'aborder...

J'ai toujours été assez ronde, bien avant mes grossesses. Potelée, enrobée, dodue ou encore grosse, obèse, pleine de graisse... C'est selon les interprétations, selon les humeurs du jour, selon les chartes des uns ou des autres.

J'ai toujours été assez active, plein air (j'ai même été guide de rafting une saison), natation (professeur et sauveteur pendant toutes mes études), cours de toutes sortes, selon mes passions du moments (amours et amitiés), mes occupations, etc...

J'ai toujours été assez coquette, une bracelet par ici, une barrette par là, un rappelle de couleur avec un accessoire, un petit quelque chose que je suis parfois la seule à remarquer. Quoique depuis que je suis maman, c'est parfois mes enfants qui bénéficient de cette attention.

J'ai toujours été assez carrée, ayant une grosse ossature (hum, hum). Je ne suis pas très grande et jusqu'à ce qu'il y a quelques temps, j'étais plutôt musclée. Bref, pas pire solide la madame! Délicatesse, aérienne et légèreté ne sont pas des adjectifs pour me décrire.

J'ai toujours été assez drôle, ayant un certain sens de la répartie et des jeux de mots, spontanée et surtout souriante. Je suis née avec un sourire dans la face et il me quitte pas souvent. J'arrive même à sourire en pleurant, il faut le faire!

J'ai toujours été assez brillante, gagnant des concours d'histoire, une bourse d'études au cegep, une autre à l'université. Ayant une révélation en entendant les paroles d'une chanson de Jean Leloup disant: "je ne suis peut-être pas belle, mais je suis intelligente". C'était pour être mon mantra.

J'ai toujours été assez inconfortable avec le regard des autres, sensible aux jugements, ayant peur de déranger, m'excusant même de m'excuser, ne sachant quelle place prendre et où était justement, ma place.

J'ai toujours été ma pire ennemie, trouvant moi-même les paroles qui pourraient me blesser, manquant cruellement de confiance en moi, me trouvant "moche, poche, torche". Me dévalorisant pour ne pas être blessée par les autres.

Puis, j'ai changé.

Un peu, doucement ou à coup de gros bouleversements, mais j'ai changé. Je suis tombée quelques fois. Je me suis relevée autant de fois, mais j'ai aussi eu besoin parfois d'aide extérieure, de médication (que je prends encore), de thérapie (que je poursuis comme on entretient si bien nos automobiles), de changements dans ma vie, de faire des deuils, de cheminer, d'être accompagnée, etc...

Et j'ai encore changé.

J'ai changé dans mon corps, j'ai changé dans ma tête.

Alors que je payais mes achats dans une boutique spécialisée pour les tailles fortes dont je suis, une vendeuse que j'apprécie pour son style, son look et ses bons conseils m'a dit: "vous savez, c'est facile de vous servir, vous êtes toujours de bonne humeur, vous êtes bien dans votre peau comparée à la plupart de nos clientes, c'est agréable, vous êtes belle madame."

J'ai failli protester, refuser ces bons mots et puis, j'ai pris ma monnaie, mon sac et je suis repartie, un sourire aux lèvres après avoir dit un merci bien senti...


n.b. Je pourrais vous parler de mes démarches, de mon travail pour m'accepter, du fait que je trouve ça génial de voir toutes les boutiques spécialisées, que je suis de mieux en mieux dans ma peau, même si je n'ai jamais été aussi ronde, que des fois, j'aimerais envoyer valser la médication, etc... Mais, je sais aussi que je suis vivante, que je ne peux pas tout faire en même temps et que mes premiers objectifs ne se mesurent pas en livres ou en pouces, mais plutôt en indice de santé.



samedi 14 janvier 2012

Les 12 mois de l'année sont...

Moment de pure bonheur: feu de joie de Noël,
entourée de ceux que j'aime - décembre 2011
  1. Janvier: retour au travail après 3 ans d'absence, dernières boîtes, vertige...
  2. Février: déménagement dans notre maison-bonheur à la campagne: nouvelle vie!
  3. Mars: changement du véhicule #2, reportage sur la dyspraxie à la radio de Radio-Canada
  4. Avril: découverte de notre environnement, les champs, le boisé, on joue dans la bouette!
  5. Mai: changement de boulot pour Papabooh!, au pays de la pomme, les vergers sont en fleurs, c'est beau chez nous.!
  6. Juin: début du suivi et évaluation de mon fils à Ste-Justine, fin de l'année scolaire, il fait beau, l'été commence.
  7. Juillet: premières vraies vacances en famille, la vie est douce, c'est le congé scolaire, yé!!!
  8. Août: début des services pour mon fils au Bouclier, préparation de la prochaine année scolaire, achats des articles scolaires, des nouveaux vêtements, etc...
  9. Septembre: rentrée scolaire pour Fiston, Fillette et maman! Accident cérébral de ma mère
  10. Octobre: début du suivi de mon père à L'Institue de gériatrie de Montréal, ouf! Je suis un peu découragée... L'avenir ne sera pas jojo pour lui, pour nous.
  11. Novembre: reprise des services (thérapies) au Bouclier pour ma fille, conciliation difficile pour la maman, la fille, la femme et la prof que je suis.
  12. Décembre: premier petit voyage d'affaires (congrès avec deux dodos) pour moi depuis que je suis maman, première fois, à vie, où j'ai aussi hâte aux vacances. Je vais recevoir pour la première fois, toute ma famille, chez moi.
Ces douze gros mois sont enfin finis! Les événements furent trop nombreux, trop gros, trop importants pour seulement une petite famille, pour ma personne, mais c'est ainsi. Il y en a eu d'autres, comme la séparation de mon frère qui a deux jeunes enfants ( 2 et 3 ans), mais cela s'est fait sur plus d'un mois. C'est encore un sujet sensible...

Il y a aussi eu plein de petits-bonheurs, de moments tendres, de petites pauses sourires, de gros câlins, etc... Je suis passée par plusieurs états, des bons et des moins bons, mais je retiens que je ne dois pas m'attarder trop sur eux, mais plutôt me concentrer sur le moment présent, sur les côtés positifs et sur l'espoir des jours meilleurs.

Tomber? Oui. Pleurer? Oui. Se questionner? Oui.
Mais toujours me relever et continuer à sourire...
Hop!

vendredi 13 janvier 2012

Et hop! Voici mon mot-phare!

L'année dernière, après des années à vivre en mode de survie, j'avais choisi le mot MAGIE pour la remettre dans mon quotidien, voir la vie avec un peu plus de positif, de rose, de folie. Mission accomplie, je suis de plus en plus heureuse, même si...


J'y pense depuis plusieurs semaines. Plusieurs m'intéressent, me parlent, mais je n'ai pas de coup de coeur, de gazouilli dans le ventre... Mes copinautes affichent à tous les jours leurs belles trouvailles, mais moi, je reviens toujours à la même chose, à la même vision.

Confiance, j'en manque, mais c'est encore un trop gros, je chemine lentement, ça sera excellent pour moi, mais pas cette année, quoique!?!

Moins, moins stressée, moins préoccupées, moins débordée, moins encombrée, moins enrobée, moins cassée, moins triste, moins... Mais c'est négatif comme formule et je ne voudrais pas en attirer à moi, alors je vais le laisser tomber. Mieux, ma vie en mieux, mais je l'utilise déjà quand je visualise les choses, que je souhaite des changements et j'aurais l'impression d'un déjà vu... Pas le goût! Plus? Nann! Ça fait trop XXL, trop grosse...

Création, je l'aime celui-là! Je veux accorder plus de temps à la création, la mienne, celle de mes enfants, celle de mes élèves, celles des personnes qui m'entourent, artisans, artistes, créateurs... Création comme être originale et trouver des solutions quotidiennes aux péripéties de la vie, à la conciliation travail-famille-handicaps-maladie.

::

J'ai choisi celui qui me taquine depuis plusieurs semaines. Les journées plus difficiles, vous savez, celles où l'on manque de courage, il apparaît subitement, clôt la déprime, me brasse la cage à poux et me remet sur pieds. Des fois, c'est plutôt quand je traîne à la table ou que je sommeille sur le divan qu'il apporte la petite touche de motivation qu'il me manquait.

Polyvalent, il s'utilise à toutes les sauces, peu importe la situation. En solo ou en gang, il n'est pas gênant de le crier très fort. Même chose pour l'auditoire, des petites aux grandes oreilles, tous réagiront avec en train. Il ose même s'afficher avec un point d'interrogation...

Le voici, le voilà!
J'ai nommé mon mot-phare:
Hop!

jeudi 12 janvier 2012

Santhé:: Ma nouvelle meilleure amie!

En cette période froide, j'apprécie particulièrement toutes les formes de boissons chaudes, elles sont de bonnes sources de réconfort. Comme vous le savez déjà, je suis une amoureuse du café, mais j'ai aussi un faible pour les tisanes et je suis en train de découvrir (oui, après presque tout le monde) le bonheur de boire du bon thé.

Ou je devrais plutôt dire, des bons thés. C'est un monde plein de saveurs, qui nous fait voyager autour de la terre, nous fait rêver et je pense que je suis en train de devenir une vrai fan. Il faut aussi dire que la folie a gagné certaines de mes copines qui en parlent avec passion. Mais aimer le thé, ce n'est pas tout. Encore faut-il être capable de le faire et surtout, de le boire. Quand on a une belle vie pleine de défis et d'aventure comme la mienne, ça nous prend LA TASSE!


Ici, ma nouvelle meilleure amie et mon mélange Rhume 911 de DAVIDsTHE,
mardi dernier à l'Institut de gériatrie de Montréal,
alors que j'accompagnais mon père.

Au travail, celle de mon collègue me narguait depuis le début de l'année scolaire, mais elle était en vitre et me connaissant, je savais que ce n'était pas, mais tellement pas, un bon choix pour la gaffeuse pressée que je suis.

Mais après Noël, il est arrivé avec une version en plastique parfaite pour moi et depuis lundi, je transporte fièrement avec moi ma nouvelle gourde-tasse pour le thé. À défaut de rester au chaud sous les doudous dans ma maison-bonheur, je l'emporte avec moi partout: au boulot, à l'hôpital (j'ai même quêté de l'eau chaude aux infirmières!), au rendez-vous pour les enfants et tout simplement en voiture.

C'est mon plus beau cadeau à moi de moi et ça commence bien la nouvelle année, non?
Et vous, quels sont vos petits objets qui vous accompagnent
et vous apportent un peu de réconfort?

mardi 10 janvier 2012

lundi 9 janvier 2012

"Mon top 5 du temps des fêtes", à la (Z)!

Le 25 décembre 2011, environ 16h25, autour du feu.

Ce matin, j'avais deux minutes pour manger mes toasts* au beurre d'arachide quand je suis tombée sur ce texte de Nadine des (Z)imparfaites. Un top 5, ça devait pas être trop long à faire, non?!? Mais je devais partir rapidement étant déjà relativement (est-ce que ça se peut?) en retard pour cette première journée de travail.

J'étais en vacances depuis le 23 décembre et je venais de vivre deux très belles semaines... J'ai passé la journée (bien, entre les mille autres choses à faire) à y penser. Seulement 5 choix, mais on aurait dit que j'avais peur d'en oublier, de mal les classer, de manquer de reconnaissance, etc...

Alors, après une longue réflexion, voici mon top 5 du temps des fêtes, version 2011-2012:

  1. Vivre mon premier congé scolaire (quand on ne travaille pas, on n'a pas de congé!) à 100 % avec mes deux petits écoliers: pas de boulot, pas de garderie, pas d'école, pas de service de garde, juste nous, chez nous, entre nous...
  2. Accueillir mon frère et ses enfants pour quelques jours, voir les 4 petits cousins (2 à 7 ans) courir, jouer et s'aimer autant, quel beau cadeau.
  3. Réunir ma famille et ma belle-famille pour une seule et même fête, chez nous, pour la première fois dans notre nouvelle maison-bonheur.
  4. Commencer une nouvelle tradition en faisant un feu de joie pour accueillir les invités le 25 décembre avec un apéro dehors, recommencer avec des amis et sentir le jambon fumé!
  5. Limiter les sorties et les soirées, multiplier les petits moments à la maison, flâner en pyjama, jouer et bricoler avec les nouveaux (et vieux!) cadeaux, embrasser et coller les siens, sortir se promener en raquettes, etc...
Oups! On dirait que j'ai de la difficulté à me limiter à 5 souvenirs... Faut dire que ce fut vraiment une belle expérience, les enfants ont grandi, ils sont de plus en plus autonomes, indépendants et différents. Papabooh! était en vacances avec nous pour la première semaine, nous avons trotté juste assez, nous étions loin des magasins et des restaurants, la bouffe était bonne, la compagnie aussi.

Prendre le temps d'y penser après, c'est comme un temps d'arrêt pour faire du ménage dans nos souvenirs, honorer ces beaux moments, apprécier ce que nous avons vécu et/ou reçu. Merci les (Z) pour ce petit coup de pied sympa vers une année sous le signe du bonheur (chut! Oui, ce sera mon mot-phare, non, vous ne pouvez pas le dire!)!!!

*Et vous, vos toasts, vous les mangez avec quoi?

dimanche 8 janvier 2012

Enfin!!!

Et non, ce n'est pas mon mot-phare, mais bien un sentiment généralisé de bien-être, de jambes molles, de joues rouges, d'esprit clair....


L'année dernière, nous sommes arrivés dans notre maison en plein hiver et avec le vent qui est roi ici, nous n'avons pas vraiment profité des joies de l'hiver. Je rêvais secrètement d'en avoir depuis longtemps et avec Papabooh, nous sommes arrivés à la conclusion que si nous voulions jouer dehors, faire une activité familiale à peu de frais, chez nous, dans la belle nature qui nous entoure, ça nous prenait des... Raquettes!

Barrage de castors

Nous avons laissé les partys des fêtes passer et puis nous nous sommes mis à la recherche d'une bonne promotion pour équiper notre petite famille. Nous ne voulions rien de trop sophistiqué, mais un minimum de qualité. J'épluchais les circulaires du Boxing Day quand mon chum a tapé tout simplement raquettes sur kijiji.ca. Nous avons ainsi découvert un distributeur proche de chez nous et hop! En 15 minutes, nous avions 4 paires de raquettes, 4 paires de bâtons de neige et 4 sacs de transport pour à peine le prix d'un bon équipement chez MEC.


Nous sommes revenus chez nous, puis nous avons attendu le bon moment. Il est enfin arrivé avant hier. Une première sortie en solo pour Papabooh, puis une deuxième avec fiston et son ami hier. Une autre pour mes hommes aujourd'hui, une en solo pour Papabooh et enfin, je suis sortie avec Fiston. Le bonheur!



Après quelques centaines de mètres, Fiston a décidé de retourner tout seul, comme un grand, à la maison et là, j'ai retrouvé de vieilles sensations... La neige qui craque, le nez qui coule, les doigts qui engourdissent, la lumière spéciale du soleil qui descend lentement, l'odeur du vent froid, les arbres qui se cognent entre eux, l'eau du ruisseau qui bruisse.


Un immense sentiment de liberté devant ces grands étendus. Une promesse que tout est encore possible, que la vie est belle, pleine de belles choses à vivre et à découvrir. Des souvenirs de ces journées passées en ski alpin, en ski de fond, en refuge alors que l'on touche à l'essentiel, au ciel. Bref, je le redis, j'ai goûté au bonheur, enfin!

Le plus beau là-dedans, que c'est chez nous, renouvelable et variable. J'ai hâte à la prochaine sortie, à celle que je ferai en solo, en duo et surtout à celles que nous ferons tous les 4.

Je ne demande qu'une chose, de la neige s.v.p.!

samedi 7 janvier 2012

Une journée spéciale :: Ma fête...



À la fin du congé scolaire, alors que pour la première fois, mes enfants comprennent quelques notions de temps, qu'ils ont fait leurs propres calendriers, mon anniversaire était attendu vivement par mes enfants. Depuis quelques jours, ils choisissaient avec soin mes cadeaux, faisaient des plans, des cachettes...

Puis, le jour "J" est arrivé!
Voici en images quelques moments de cette journée spéciale...



Mes enfants si fiers et intimidés de m'offrir leurs surprises.


Mes nombreux cadeaux, même un morceau de pizza en plastique!


Préparation du gâteau au chocolat.


Le grand chef en action.



Système "D", remplacer les pépites au chocolat par des "smarties"!


Le fameux gâteau, décadent, à la mayonnaise trouvé ici . Servi avec crème fouettée et petits bonbons, les enfants étaient heureux! Pendant la journée, des amis sont venus jouer et dîner avec nous. Nous avons eu beaucoup d'émotion quand un des enfants à déboulé nos escaliers, heureusement, il s'en tire avec des marques au dos, mais sans plus... J'avoue que j'ai eu très peur.

Jeux à l'extérieur, glissades, visite au garage pour aller chercher notre 2e véhicule et hop! C'était le temps de coucher les enfants après un bon bain. Pour une rare fois, nous nous sommes faits un souper d'amoureux ensuite: fondue chinoise aux fruits de mer, vin, gâteau au fromage et coulis de fraise et sirop d'érable, vin de glace et cadeau ultime, une partie de Scrabble avec mon homme.

Ce fut une belle et longue journée, avec un gros stress qui a failli bousiller le reste de la journée, mais après les hauts et les bas, la paix est revenue. Curieusement, alors qu'avant, j'aurais voulu me faire gâter par les autres, avoir une pause pour moi toute seule, magasiner, hier, j'étais contente de faire mon propre gâteau, d'être avec mes enfants (même si Fiston ne manquait de nous faire crise après crise) à la maison, d'utiliser mes ressources, mon environnement, sans trop consommer, sans m'épuiser.

Je pense que je suis en train de changer. Ou plutôt, j'ai changé, mais je ne le réalise que maintenant. Ces changements me plaisent. Serait-ce la sagesse qui commence enfin à rentrer? La quarantaine qui approche? La vie tout simplement?

Je n'en sais rien. Mais, j'aime bien.










jeudi 5 janvier 2012

S'offrir un cadeau

L'année dernière, j'avais souligné mon retour au travail avec un cadeau symbolique portant les noms des personnes les plus importantes à mes yeux, à emporter avec moi quand je quitte ma maison-bonheur. Ce produit est actuellement en promotion pour porter fièrement son mot-phare. Pour ma part, j'hésite encore... J'imagine que d'ici une semaine ou deux, je devrais pouvoir vous le partager.



J'aime choisir mes objets, faire des liens, encourager une cause à laquelle je crois, ma communauté, les gens que j'aime. J'ai tendance à toujours faire des liens, chercher les ressemblances, comprendre.

Quand j'ai découvert Casetagram, je suis tombée en amour, et le mot est faible. Enfin, j'étais pour faire quelque chose de spécial avec mes nombreuses photos Instagram que j'aime, une vraie chronique visuelle de ma vie quotidienne.


Version #1


Version #2

Peut-être que si vous me croisez un jour, vous pourrez voir la version commandée...
En attendant, je vais aller rêver à mon cadeau qui arrivera bientôt!

*Psst! Un cadeau? Pourquoi un cadeau? Bien, c'est... Ma fête! Oui! Oui! À moi, de moi. ;-)


mercredi 4 janvier 2012

Prendre le temps


Comprendre le temps, l'apprivoiser et surtout, prendre le temps
de perdre son temps...

Fillette qui travaille avec son ergothérapeute alors
que maman observe derrière le miroir magique...



Imaginez, ma Fillette qui a une dyspraxie sévère à plusieurs niveaux, dont le moteur qui affecte sa dextérité fine, a choisi, hier, un casse-tête de 399 morceaux au retour de ses thérapies d'orthophonie et d'ergothérapie. Pas 24 ou 48 ou même 100 pièces, non! Presque 400!

C'est une énorme leçon de patience et de courage que ma cocotte nous offre. Dès son retour, elle a mis son kit préférée de princesse et HOP! Elle s'est mise au travail. Je suis impressionnée. Naturellement, ce sera un travail de plusieurs jours. Ça tombe bien, nous sommes en congé!

mardi 3 janvier 2012

Une question de temps

Le temps qui passe, le temps qu'il fera, le temps que ça prendra... Le temps est un concept, une unité de mesure assez abstraite pour les enfants. Même pour moi, j'ai de la difficulté à le gérer, à l'organiser et mes priorités sont variables...


Le sapin défait nous laisse de la place pour s'amuser au sol...

Après plusieurs mois à l'école avec une routine serrée, des activités le samedi matin, des r.-v. la semaine, se retrouver en congé plusieurs jours, sans obligation ni sortie, c'est un peu déroutant pour les enfants et ils me posent plein de questions: quel jour on est? Est-ce qu'on est encore en congé demain? Aujourd'hui c'était hier? C'est quand lundi? Etc... Ouf!

Aujourd'hui, j'ai sorti de mon sac à surprises deux affiches plastifiées, achetées en liquidation (+/- 2 $ chaque !), après avoir observé pour une unième fois le calendrier, je leur ai offert un crayon effaçable à sec et hop!, je suis allée préparer le dîner en repensant à ma lecture de ce matin au sujet de l'apprentissage autonome. Je suis revenue quelques fois pour aider Fiston à faire des "5" et répondre à Fillette qui voulait savoir c'était quand le 9 janvier (retour à l'école!).

Bon, il est quelle heure maintenant?
Un autre côté du temps que nous allons explorer...Plus tard!
D'ici un an ou deux.
Et, c'est long, un an ou deux?
...

* Pour les fins observateurs, devinez ce qui se passe le 6 janvier il y a un gros point d'interrogation sur mon calendrier familiale et un petit gâteau sur celui de Fiston.

lundi 2 janvier 2012

Recyclage de cadeaux!

Il y a ceux qui se promènent d'un cousin à l'autre, ceux en matière recyclée, ceux qu'on recycle pour leur offrir une 2e vie, à petits prix, sans gaspillage, ceux qu'on donne rapidement parce qu'on n'est plus capable de les entendre et ceux qu'on utilise jusqu'à ce qu'ils ne soient plus fonctionnels...



Une belle couronne, sans les petits carrés de mosaïque
(trop petits et difficiles à manipuler)
pour ma belle princesse...


Avec le long congé des fêtes (et les célébrations réduites au minimum), on se retrouve avec beaucoup de temps libre d'ici notre retour à l'école. Papabooh recommence le boulot demain et nous allons continuer à bricoler ici et là, sortir voir des copains, faire au moins un autre beau feu de camp dehors, manger du maïs soufflé, boire du chocolat chaud, etc... La belle vie, quoi!



On classe les crayons, on jette les trop vieux, on en met de côté pour Mamie,
pour l'école de maman... Toujours en pyjama!

Je rêvais de faire de longs casses-têtes, mais c'est justement un peu trop long pour ma gang! Alors on joue de petites parties rapides avec nos nouveaux jeux de société, on fait des cabane, les Playmobil vivent de nouvelles aventures à tous les jours et nous faisons quelques choses que nous n'avons jamais le temps de faire..


Peinture à numéros? Pourquoi pas?
Avec les pinceaux ou même les doigts...


On ouvre les boîtes reçues en cadeaux lors des derniers anniversaires et on fait des bracelets, des couronnes et on pousse même l'exploit de faire de la peinture à numéros. On ose prendre les brillants d'un projet pour les coller sur un autre. On mélange les couleurs, les textures. On adapte, on cache les trucs trop difficiles ou fragiles et surtout, on lâche prise...



L'artiste, bien fier!

Les numéros, les lignes, les modèles? Ça sert seulement pour l'inspiration,
on peut y aller comme on veut, même faire un chien rose!


Et enfin, mon dernier bon coup de maman: lors de la réception dans la belle-famille la vieille du jour de l'an, à 3 hres de route de chez nous , j'ai apporté une maison de bonbons à assembler (achetée en solde le 27 décembre - environ 4 $). Mes enfants étaient gênés parmi toute cette parenté qu'ils ne reconnaissent pas toujours d'une fois à l'autre, alors après avoir reçu la permission de notre hôte (détail important!), nous nous sommes installés à la table entre le plateau de fromage et les petites saucisses et hop, les enfants ont passé un beau moment. Les "matantes" ont aidé et les grands cousins ont mangé les bonbons un à un au courant de la soirée. Un gros "hit"!

Et vous, recyclez-vous vos cadeaux?
Osez-vous en offrir qui ont déjà un peu de vécu?
Seriez-vous offusqué d'en recevoir un?

Offrez-vous une seconde vie à vos cadeaux en leur donnant
une nouvelle utilité?