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Naître et mourir sur Facebook

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Depuis que je suis sur Facebook ,   j’ai vu nombre d’histoires d’amour se faire et se défaire, j’ai suivi plusieurs grossesses, des tests positifs aux premiers pas, j’ai appris aussi les maladies des uns, les départs trop rapides des autres, les grosses peines comme les grandes joies, les premières maisons, etc. Une photo prise lors de ma dernière visite à mon père - crédit photo Julie Philippon Accouchements, décès, avis de rechercher, appels à tous, etc. Il y a deux ans, alors que le père d’une amie était en train de vivre ses dernières heures, j’avais partagé un avis de recherche pour retrouver sa soeur absente depuis plusieurs années. Mon statut avait été rapidement partagé plus de 200 fois, j’avais été surprise par cette solidarité d’inconnus envers d’autres inconnus. Malheureusement, nous n’avions pas réussi à réunir ces deux personnes à temps, mais je gardais de cette expérience un sentiment d’espoir, un bel exemple de bonté humaine. Et depuis, je remarque ...

Un an.

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Un an. C’est souvent l’occasion de se réjouir, de préparer une fête, un gâteau au chocolat et de prendre des photos du petit barbouillé. Mais, c’est aussi 365 jours plus tard. Un an déjà. Les selfies sont souvent de merveilleux souvenirs. Crédit photo Julie Philippon Quand la tempête s’est levée et que tu es parti en même temps, arrachant deux pommiers, le nouveau module qui venait d’être monté par mes beaux-parents, le sommeil et l’appétit de mon fils, mes dernières larmes avant de me relever les manches pour organiser un dernier au revoir. Un an. C’est souvent le moment de tourner la page, toutes les dates et les fêtes importantes du calendrier sont déjà passées, le premier Noël sans toi, Pâques, la fête des enfants, mon anniversaire, etc. Un an. Quand tu es mort, bien que très malade, tu nous as un peu surpris par ton départ si rapide alors que moi, je craignais dont une longue agonie commune à ta condition, ne sachant comment t’accompagner jusqu...

Mon père n'était pas mon héros

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Le 19 octobre, ça fait maintenant 3 mois que mon père est décédé. Je ne sais pas trop où j'en suis, je suis mélangée: j'ai de la peine, je m'ennuie de lui, je suis aussi moins stressée et préoccupée, etc. Voici un texte écrit pour mon père et lu lors de la cérémonie au salon funéraire. J'avais envie de vous le partager ici. De lui rendre un dernier hommage. De souligner cet  anniversaire...

En pleine tempête...

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Dehors. Dans ma tête. Dans mon coeur. Cette semaine, nous avons appris une très mauvaise nouvelle. Nous savions déjà que mon père était malade, mais suite à plusieurs semaines d'évaluations et d'examens, un nouveau diagnostic est tombé: sclérose latérale amyotrophique . C'est une maladie mortelle tristement célèbre depuis la demande de suicide assisté (refusé) de Sue Rodriguez dans les années 90 pour mourir dans la dignité. Je me rappelle avoir suivi cette histoire... Sinon, pour certains, c'est sous le nom de Lou Gerhig que la mémoire leur revient. Je passe de la tristesse à la colère. C'est difficile à comprendre, c'est difficile à expliquer et ce l'est tout autant à vivre. Comme il a aussi des atteintes aux niveaux frontales cela affecte son comportement, son jugement et son inhibition. En gros, il n'est pas particulièrement agréable et hier, en voiture, pendant quelques minutes, j'envisageais d'appeler la police parce que je craign...