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Mon père n'était pas mon héros

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Le 19 octobre, ça fait maintenant 3 mois que mon père est décédé. Je ne sais pas trop où j'en suis, je suis mélangée: j'ai de la peine, je m'ennuie de lui, je suis aussi moins stressée et préoccupée, etc. Voici un texte écrit pour mon père et lu lors de la cérémonie au salon funéraire. J'avais envie de vous le partager ici. De lui rendre un dernier hommage. De souligner cet  anniversaire...

En pleine tempête...

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Dehors. Dans ma tête. Dans mon coeur. Cette semaine, nous avons appris une très mauvaise nouvelle. Nous savions déjà que mon père était malade, mais suite à plusieurs semaines d'évaluations et d'examens, un nouveau diagnostic est tombé: sclérose latérale amyotrophique . C'est une maladie mortelle tristement célèbre depuis la demande de suicide assisté (refusé) de Sue Rodriguez dans les années 90 pour mourir dans la dignité. Je me rappelle avoir suivi cette histoire... Sinon, pour certains, c'est sous le nom de Lou Gerhig que la mémoire leur revient. Je passe de la tristesse à la colère. C'est difficile à comprendre, c'est difficile à expliquer et ce l'est tout autant à vivre. Comme il a aussi des atteintes aux niveaux frontales cela affecte son comportement, son jugement et son inhibition. En gros, il n'est pas particulièrement agréable et hier, en voiture, pendant quelques minutes, j'envisageais d'appeler la police parce que je craign...

Un jour, tu seras muet...

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Je vis présentement une grosse peine d'amour. Mon premier homme, celui dont je porte le nom, est en train de perdre le sien... Vendredi dernier, j'ai accompagné mon papa à une rencontre d'évaluation au centre de gériatrie de Montréal . Il avait un r.v. avec une neurologue spécialisée qui a été d'une grande patience et d'un non moins grand professionnalisme. Ça n'a pas été facile. Dès notre arrivé, mon papa ne comprenait plus comment utiliser le système pour payer le stationnement. Après 5 minutes, je suis allée l'aider. Un peu timide, je n'osais pas intervenir avant. Puis, à chaque fois que nous croisions une personne, mon papa lui demandait si elle n'était pas son neurologue. Autant à la cantine, que dans les ascenseurs ou les corridors, il répétait la même question. Sans même faire une discrimination visuelle, de façon très (trop) familière, du préposé à une autre médecin. Notre journée fut longue, de 13h00 à 18h05, nous avons été en évaluat...